Bonjour, je suis de retour, et tout ce que j'ai à dire, c'est que j'ai plein de choses à dire...
Durant ma longue absence, j'ai découvert, entre autres, le monde merveilleux des travaux.
Non, je ne me suis pas transformée en Muriel Robin, et je vais essayer de ne pas vous refaire le sketch "La réunion de Chantier".
Je pourrais comparer les travaux à une épilation : avant on a peur, pendant ça fait mal, et on a l'impression que ça dure longtemps, mais on est tellement bien après, qu'on se demande comment on faisait avant.
Tout d'abord, les travaux, ce n'est pas à la portée de tous
Et lorsque je dis cela, je ne parle pas (que) d'argent. Pour envisager de faire faire des vrais travaux chez soi, il faut avoir un esprit pratique et conceptuel, pouvoir se représenter l'espace différemment, ne pas avoir peur de casser un mur, envisager qu'il puisse y avoir du vrai parquet de 1820 sous le carrelage des années 90, bref, se PROJETER sans problème.
Inutile de dire que ce n'est pas mon cas.
Malgrè les plans milimétrés, les mini-meubles en papier et les bonnes paroles des entrepreneurs, j'avais peur.
Oui, les travaux ça fait peur - à certaines personnes (dont moi)
Casser des murs, refaire de la tuyauterie, trouver des meubles qui s'inséreront pile dans l'endroit que l'on crée, cela peut effrayer.
Personnellement, cela faisait un an que je devais me mettre à envisager ces travaux, cela traînait parce que cela m'effrayait autant qu'une prise de sang.
Où l'on découvre que tout le monde connaît quelqu'un qui fait des travaux
Quand ils apprennent que vous allez faire des travaux, vos amis les mieux intentionnés vous conseillent un entrepreneur, un cousin, un ami de collègue, l'oncle d'un ami du voisin d'un entrepreneur qui a refait une cuisine.
Il faut faire comme sur un site de rencontre, il faut rencontrer plusieurs avant de conclure.
Oui, je crois intimement que chaque entrepreneur est la moitié de l'un d'entre nous. Le mien devait être rassurant, paternaliste et prendre les choses en main.
Celui qui aime diriger les travaux devra choisir un entrepreneur plus maléable. Le mien était super, hormis le fait qu'il était raciste - je ne l'ai découvert que plus tard.
Les travaux, c'est de bons dimanches chez Leroy Merlin
Ah ! Les dimanches chez Leroy Merlin, l'odeur du bois au rayon plan de travail, les différentes formes de lavabo, et les plus jolis robinets du monde qui coûtent une blinde, quel bonheur !
Découvrir qu'il fallait commander la mosaïque de la salle de bains au moins 4 mois à l'avance, hésiter entre deux ardoises pour le sol.
Rester des heures devant les couleurs de carrelages de cuisine, comme si notre vie en dépendait... Découvrir que le carrelage que l'on veut n'est plus dispo, et mourir.
Appuyer machinalement sur des interrupteurs qui ne sont pas reliés à une quelconque source d'électricité, se faire accoster par un entrepreneur au rayon cuisines, avoir faim, être épuisée...
Les travaux c'est la peur des premières semaines
Il y a un stade très déprimant, ou avant de construire, les ouvriers détruisent.
C'est comme ça, ça fait flipper.
Votre appart n'est que destruction, on se croirait à Rome.
C'est une phase où ça ne sert à rien d'aller voir ce qu'il se passe tous les jours, parce que chaque jour est plus déprimant que le précédent.
A un moment, ça bascule dans la construction
Là, c'est un moment succulent... On se rend compte que rien n'était droit avant, et que les ouvriers sont en train d'égaliser les murs, le sol, puis les murs à nouveau, puis le sol ("Faut poser une chappe de béton et laisser 3 jours sécher Mademoiselle") puis re le sol ("Faut faire une deuxième couche et laisser 3 jours sécher Mademoiselle").
Puis vient le moment exhultoire de la peinture, tout est blanc et pur, vous allez mieux.
Mais quand même, il faut avoir le temps
Parce que si l'entrepreneur est bon, il a plusieurs chantiers sur le feu, et il essaie de vous la faire à l'envers.
Il faut aller régulièrement boire des cafés avec lui le matin, pour vérifier qu'il est bien à l'heure, et lui demander son planning de la journée. C'est en général là que l'on découvre des choses sur lui. Pour ma part, il trouvait que dans le 18ème, il y avait trop d'étrangers - chose étrange lui-même étant d'origine libanaise.
Il s'est définit comme un (je cite) "Catholique raciste".
Je lui ai dit que je préfèrais ne pas savoir ce genre de détail.
Il m'a dit qu'il m'inviterait au restau libanais pour se faire pardonner, j'attends toujours.
Bref, c'est comme une histoire d'amour passionelle, les travaux, il faut beaucoup de coups de pression, énormément de chantage affectif ("Je vais devoir dormir sous les ponts si tu ne finis pas ces travauuux !!!").
Puis, un jour, ça se termine, généralement un mois en retard
Ce jour-là, c'est comme un accouchement, on se sent épuisée mais bien, tellement bien !
En revanche je recommande quelques jours de vie dans l'appartement avant de crier victoire...
Il y a souvent une chose qui ne va pas
C'est souvent absurde, comme une porte montée à l'envers, un robinet sans eau chaude, une fenêtre qu'on ne peut pas ouvrir.
C'est alors une énorme déception...
Il faut rappeler l'entrepreneur ( "Monsieur, la chasse d'eau ne marche pas...")
Il essaie de vous la faire à l'envers une utime fois ("Je vous ai pas dit, ahahah... Faut pas mettre de papier dans ces toilettes !")
Et là, c'est le coup de pression final ("Mais vous vous foutez de moi ? Vous savez à quoi ça sert des toilettes ? Vous voulez que je vous fasse un dessin ? Vous voulez venir demain enlever vous-même ?)... Puis tout finit bien, comme dans une histoire passionnelle...
Finalement, on se sent tout léger après, et notre compte en banque aussi, mais c'est pour notre bien...
Après des mois de lutte acharnée, l'appartement est magnifique, comme vous, tellement heureux /se que tout soit fini !
Oui, rénover son appartement, c'est comme une épilation, sauf que ça dure beaucoup plus que trois semaines !
Et vous, avez-vous déjà expérimenté les travaux ? Je sais que certains c'est un plaisir, ce que je ne comprendrai jamais, j'attends donc vos témoignages d'expérience amoureuse avec les chantiers.
(Vous constaterez que dans ce texte je n'aborde pas le paiement d'une certaine somme au black parce que c'est MAL de faire ça, même si ça fait économiser de l'argent à l'entrepreneur et qu'il vous fait une ristourne en contrepartie, c'est MAL.)
Nuchenuche, ravalée.
Un petit clip qui n'a rien à voir mais qui calme :
Et sinon on a ouvert un blog super avec Mikako, qui conte les histoires de Colette et ses copines ici
lundi 23 janvier 2012
Nuchenuche découvre la joie des travaux
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Libellés : Nuchenuche galère, Nuchenuche lifestyle
vendredi 30 septembre 2011
Nuchenuche et le traumatisme de l'équipe de foot
Comme j'ai décidé de m'inscrire à une course, je me rends compte que j'ai peur d'arriver dernière. C'est là qu'un vieux traumatisme remonte, et qu'il me paralyse de peur...
Le traumatisme de la fille nulle en sports collectifs
C'est un cercle vicieux. Je ferme les yeux et mon coeur bat fort...
Je suis sur le terrain du COSEC, dont je n'ai jamais compris pourquoi on l'appelle ainsi alors que c'est un gymnase. Je porte un bas de jogging Adidas peau de pêche pourri avec des fermetures Eclair en bas, et des Adidas que je ne mets que pour le sport.
Je déteste porter des grosses baskets parce que ça ne me va pas. Je ressemble à Punky Brewster.
Je suis angoissée, parce que j'aime pas les cours de sport collectif. Là c'est foot et bien sûr les deux caïds de la classe sont les chefs d'équipe. Ils doivent choisir ceux qui feront partie de leur équipe, et le but final est bien sûr de gagner.
Je transpire déjà, j'essaie de penser à autre chose.
Les chefs d'équipe choisissent les autres caïds de la classe.
Puis les moins caïds.
Puis les filles qui ont une grande gueule et qui insultent comme des mecs.
Restent sur le carreau : les mecs intellos qui portent des lunettes, et la plupart des filles.
Je sais que c'est là que ça se corse, parce que je pense que je peux être choisie.
Mais je ne le suis pas.
Finalement des filles bonnes en volley sont choisies même si c'est pour faire un foot, puis des garçons intello.
A la fin, il ne reste que quelques filles pas drôles et le handicapé de la classe.
Dont moi (et je ne suis pas le déficient).
Finalement le cauchemar continue : j'entends les noms, comme si c'était hier "Sabrina", "Delphine", "Nadège" (des prénoms 90s).
Mon prénom ne vient pas...
Je me liquéfie sur place, j'ai envie de pleurer.
Puis finalement, j'entends mon nom "Euh...Nuchenuche"
S'il pouvait dire "Euh bon bah j'hésite entre le déficient et Nuchenuche... Je vais prendre Nuchenuche".
Je suis dans une équipe, mon moral est au plus bas....
Je me sens nulle et abandonnée, et PIRE : il y a encore TOUT LE MATCH A JOUER.
Le cercle vicieux est en marche et c'est un cauchemar : je rate toutes les passes parce que je me trouve nulle, et à un moment je me prends même une balle dans la figure.
Je déteste les sports collectifs, parce que j'ai peur de tout rater, et qu'on ne m'aime pas parce que je suis nulle.
Ce sentiment désagréable me rattrape parfois, par exemple quand j'arrive avant-dernière au laser-quest, ou que je vois que je n'ai pas d'enfants alors que tout le monde commence à en faire. C'est le sentiment d'être laissée sur le carreau, de ne pas être bonne à quelque chose.
Autres traumatismes :
Le traumatisme de pas oser lever la main pour demander d'aller aux toilettes (quand je veux dire quelque chose mais que j'ose pas) ;
Le traumatisme de ne pas avoir de poupées Barbie comme les autres (quand je me rends compte que je n'ai pas de vraies Repetto) ;
Le traumatisme d'avoir peur du téléphone (quand je me rends compte que je n'aime pas le téléphone) ;
Le traumatisme du centre aéré (la veille d'un comité édito) ;
Le traumastisme de la rédaction lue devant la classe (quand au travail il faut parler de ses résultats devant tout le monde).
Connaissez-vous d'autres traumatismes ?
Nuchenuche, qui a toujours préféré les agrès au basket.
Lui il fait du bien :
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Libellés : Nuchenuche blues, Nuchenuche fait son intéressante
mercredi 14 septembre 2011
Nuchenuche analyse les éternelles situations
Bonjours mes chéris. Je suis désolée de cette longue absence. J'ai fait pas mal de choses : un livre, un tour du monde et un enfant.
Je rigole.
En revanche j'ai fait un stage de yoga sur une île, et c'était génial. Le prof nous a expliqué plein de choses sur les chacras et les mantras, on a fait de la méditation à la bougie et du praynama. Tout ce dont je ne parlerai pas pour pas qu'on m'appelle Krishna.
J'ai profité de ces mois observer le monde et j'ai constaté qu'on retrouve toujours la même personne selon certaines situations.
Aux cours de yoga, par exemple, il y a toujours une crâneuse qui traîne
Je précise que ce n'est pas moi, moi je suis la discrète, celle qui veut pas parler, juste faire les exercices. Limite l'effacée. Mon contraire, c'est la crâneuse.
La crâneuse aime bien se faire remarquer. Sa caractéristique principale, c'est qu'elle parle énormément, et son sujet principal de discussion, c'est elle-même.
Elle a souvent souffert d'un manque (ou d'un trop plein) d'attention petite et elle se rattrape aujourd'hui.
Exemple de situation :
Le prof : Donc là, une fois que votre pied est dans votre bouche, vous faites une torsion de vos....
La crâneuse : EUH... Excuse-moi Patrickeuh, mais je voulais dire quelque chose, c'est que quand je fais ça, je sens que mon disque L31 qui se froisse légèrement...
Le prof (pied dans la bouche) : Pardon ?
La crâneuse (blablabla) : Mon disque L31 parce que tu vois, je sais pas si je t'ai dit, mais je suis kiné, et ça fait quelques mois que je sens mon disque lombaire 31 qui commence à s'affaiblir mais ça c'est certainement dû à une mauvaise chute que j'ai fait, c'est souvent ce que je dis à mes patients, mais peut-être que tu pourrais venir me voir de plus près pour ragarder...
Le prof (n'a pas une mais 15 élèves) : Oui écoute je viendrai plus tard... J'explique à tout le monde comment...
La crâneuse : Non mais excuse-moi d'insister mais je sens que j'ai besoin d'aide sur ce point parce que tu comprends avant j'arrivais à la rentrer cette posture sans soucis han et là, je sens que ça bloque, mais tu vois, c'est depuis mon opération de la mâchoire je...
Le prof (patient et yogi) : Oui tu viendras me voir à la fin du cours là tu vois tout le monde a le pied dans la bouche depuis 7 minutes et je vois que certaines vont s'évanouir.
La crâneuse : Excuse je pensais que ce cours était plus avancé que ça...
La crâneuse a toujours des problèmes et elle aime les répandre... Sa mission : se faire plaindre et en même temps écraser légèrement les autres. A la fin du cours, pas la peine d'aller voir le prof si la crâneuse discute avec lui, elle ne vous laissera pas prendre les références du bouquin sur le karma.
On a toutes une crâneuse en nous, c'est notre côté enfantin, mais en général on ne la fait taire.
Variante : le crâneuse du cours de gym, la crâneuse de la poterie, la crâneuse du voyage organisé, la crâneuse du groupe de pote.
Comment l'éviter : en l'évitant (ou en lévitant ahah)
Aux mariages, il y a toujours des mecs qui ne veulent pas danser
C'est un grand classique... Il ne sont pas pour autant méchants, mais on dirait qu'ils font la gueule. On ne sait pas pourquoi, ils n'aiment pas bouger sur du Beyoncé, et quand on les voit, on pourrait croire qu'ils se moquent de ceux qui sont sur la piste.
Ils ont un verre à la main et au bout d'un moment, ils se retrouvent seuls et ils s'ennuient.
Scène classique :
Un mec ne danse pas.
Sa copine danse comme une fofolle.
Elle le voit en train de boire son whisky seul tout et vient l'inciter à danser en le prenant par la main et en dansant.
Il ne veut pas danser et l'envoie gentiment bouler - il a trop bu.
Il est seul, il a envie de partir.
Un de ses potes arrive et l'incite à venir danser.
Il l'envoie bouler.
Il en a marre...
Sa copine revient à la charge, il l'envoie vraiment chier...
Elle se met à crier, ils se disputent parce qu'ils ont trop bu.
Elle part pleurer et la mariée court la consoler...
Tout le monde regarde le MQDP avec dédain.
Variante : Le MQDP à une soirée, les mec qui participe pas à un jeu de société à une soirée, le mec qui va pas chanter sur scène au karaoké.
A savoir : Le MQDP est sympa en général. Il aime bien passer des disques et se réunit avec d'autres MQDP sur le bord de la piste de danse.
Aux cours de fac, il y a toujours un vieux qui fayotte
Si vous avez été étudiant(e) à la fac (surtout en disciplines littéraires), vous avez dû en croiser un ou deux. Il y a toujours un senior qui reprend ses études caché dans les amphis de la Sorbonne.
Il a soif d'apprendre parce qu'il est à la retraite et qu'il n'a rien d'autre à faire. Il aime remplir ses cahiers et il est plus curieux que n'importe lequel des étudiants. Il fayotte grave auprès du prof, mais on a l'impression qu'il ne le fait pas exprès.
Il est souvent l'élève modèle dont tous les profs rêvent un jour, le problème, c'est qu'il a 65 ans.
Variante : Le VF (vieux fayot) dans la file du musée, aux cours du soir d'histoire de l'art, au travail, en randonnée.
Attention ! : Le vieux qui reprend ses études n'est pas partageur et il n'aime pas trop vous prêter ses cours. En lui parlant un jour, vous verrez qu'il est très gentil mais vous aurez un peu honte de trop traîner avec lui.
Dans la classe, il y a toujours une fille jolie et parfaite
On la regarde avec envie, elle a de la chance, elle s'appelle Natacha et elle a une trousse Hello Kitty. Elle a de beaux cheveux longs et lisses et elle est trop mignonne. Elle fait craquer tout le monde, même nous.
On la prend pour modèle et on rêve d'être sa copine, mais une fois qu'on l'a atteint on se rend compte qu'elle a des problèmes familiaux (inceste, prison), ce qui la rend encore plus formidable. Elle n'est jamais de mauvaise humeur, contrairement au commun des mortels. Elle est touchée par la grâce et c'est la chouchoute...
Variante : la fille trop canon en soirée, la fille parfaite au travail, la cousine qui a le hamster dont on rêve.
Le saviez-vous ? : En grandissant la petite fille fondera très rapidement une famille. Elle postera des statuts sur Facebook sur ses enfants et continue de nous faire rêver. En général, son travail ne l'intéresse pas.
D'autres espèces communes :
- En soirée, il y a toujours un mec soûl qui ne sent pas bon des aisselles mais nous parle à deux centimètres.
- Aux repas de famille, il y a toujours un membre de la famille qui est bon en jeux de mots.
- Dans une famille, il y a toujours quelqu'un dont on n'a plus de nouvelles.
- Dans un voyage de potes, il y a souvent une fille ultra-organisée qui tient la caisse.
- Dans un magasin, il y a toujours une vendeuse qui porte beaucoup mieux les vêtements que nous quand les essaie.
- Lors d'un mariage, il y a souvent des exs qui se remettent ensemble.
- Au travail, il y a toujours une personne qui en fait trop.
- Dans une Porsche, il y a souvent un conducteur avec une mèche, l'air un peu perdu.
- Dans un open space, il y a souvent le mec qui sent pas très bon.
- Dans un open space, il y a aussi un collègue qui dit "Eloélo" pour dire bonjour.
- Lors d'un barbecue, il y a toujours un type qui sort sa guitare et qui se chope le meuf mignonne.
- Dans un cours de danse, il y a toujours des filles qui rentrent le grand écart sans faire d'effort.
- Dans un couple, il y a souvent une personne qui envoie des textos en premier le matin.
Vous êtes-vous reconnu dans une situation ? Moi oui, je sais qui je suis et ça m'embête, mais on est tous le quelqu'un typique d'une situation.
Cette étude est purement inspirée de situations vécues. Si vous vous êtes reconnu c'est que c'est bien vous !
A très bientôt sur ce blog,
Nuchenuche, anthropologue du quotidien.
PS : Cette liste n'est pas exhaustive, vous pouvez y ajouter vos remarques.
ET AUSSI UN NOUVEAU BLOG AVEC DE BELLES ILLUSTRATIONS
Par Nuchenuche et Beren : 2 X plus de plaisir !
Les carnets de Colette

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Libellés : Nuchenuche fait son intéressante
vendredi 3 juin 2011
Nuchenuche et le pouvoir du scooter
Aujourd'hui, je décide de lever un tabou, comme le machisme a été révélé par l'affaire DSK. Vous savez, je suis quelqu'un de "gentil", j'ouvre pas trop ma bouche pour crier sur les gens en règle général, je ressemble à un Bambi émasculé qui n'aimerait pas les conflits. Je n'aime pas non plus me mettre trop en avant et je suis gênée quand on me fait un compliment, parce que souvent je n'y crois pas plus que ça.
La fille trop relou quoi.
Je ne serais pas moi-même, je m'énerverais, enfin j'aurais envie de me taper je crois.
Bref j'ai constaté plusieurs situation durant lesquelles je peux être une Grosse Tepu Venère, digne de mes plus belles années dans le 9-1 (big-up à Diam's en passant).
1. Le pouvoir du scooter
En scooter je deviens une vraie racaille. L'effet est magique et instantané. Je monte sur mon scoot, je mets mon casque de racaille, je le fais rugir et je deviens quelqu'un d'autre.
Un peu comme les gens en voiture qui crient sur tout le monde, sauf que je ne suis pas en voiture, donc non protégée.
Pourtant j'ai un vrai scooter de fille, dans les tons vert métallisé, et je pense être plutôt classe le reste du temps (là je sais que les gens qui me connaissent ont un sourire en coin) mais sur mon scoot je me mets à hurler dès qu'on me colle un peu trop, et surtout, je n'ai peur de personne.
Par exemple je ne supporte pas qu'on me klaxonne alors que j'estime rouler correctement. En fait, ça me fait des montées d’adrénaline et je n'hésite pas à rattraper les gens au feu rouge et à leur en parler.
En général, ce sont de gros mecs bien machos qui veulent rouler vite et qui se disent que je ne vais rien dire parce que je suis une fille.
C'est mal connaître la racaille qui dort en moi.
J'adore regarder la personne fixement au feu rouge. C'est de la provoc, j'attends qu'il me regarde aussi pour lui dire (en articulant avec un visage impassible) : "C'est-quoi-le-problème ???"
En général le mec me regarde fixement et hésite entre me répondre ou pas.
Puis il dit - si j'ai de la chance - " Bah tu sais pas rouler, tu roules lentement, mets toi sur la droite".
C'est du pain béni pour moi. Je dis :"Ah ouais ? Ah OUais ? AH OUAIS " (en montant dans les aigus, ça me permet de me chauffer) "MAIS ELLE EST PAS A TOI LA ROUTE JE ROULE A GAUCHE SI JEVEUX ET ON EST PAS EN VILLE LA ? ET BAH C'EST LIMITE A 50. POURQUOI TU ROULES COMME UN BEAUF ? ET D'OU TU TE PERMETS DE ME TUTOYER? "
Là, en général, le mec a envie de me tuer mais il sait que c'est mort.
1. Parce que le feu vient de passer au vert.
2. Parce que je vais me sauver avec mon scoot.
3. Parce qu'il n'a pas le temps.
Il me regarde et hoche la tête en glissant un "conn****" et moi je dis bien fort avec un air dédaigneux "conn*** dégage avec ta voiture de mer**" et après je repars et j'ai eu bien peur mais je me sens super bien.
J'adore même si c'est lâche.
C'est le pouvoir du scoot, je devrais être cul-de-jatte et vivre sur un scoot - en plus les gens n'oseraient rien me dire parce que je serais handicapée.
2. Le pouvoir de la gym suédoise
Je suis du genre gentille mais à la gym je deviens uns grosse tepu. Vraiment.
J'ai l'esprit de compétition hyper aiguisé, surtout quand j'y vais seule. J'aime me mettre au premier rang et faire super bien les mouvements.
Parfois je souffre atrocement, pendant les pompes et les abdos surtout, mais je veux être la meilleure alors je tiens le coup.
Je sais que je suis meilleure que beaucoup, et ça me fait plaisir, surtout quand je connais pas coeur les enchaînements.
Je sors du cours et je me dis "franchement, j'étais dans les meilleures du cours."
Je regarde les autres et je me dis "la pauvre elle est nulle..."
J'ai envie de faire des croche-pieds quand on fait le footing.
J'aime bien quand la prof me regarde, je vois dans son regard qu'elle se dit "Tiens elle est forte cette petite au premier rang".
Quand je sors du sport je suis dégoulinante et vêtue d'un caleçon et de grosses baskets mais il y a toujours des mecs boulevard Ornano pour dire "Charmante".
J'ai envie de les déglinguer, parce que je suis encore dans le mode tepu de la gym suédoise.
Mais je ne fais rien parce que je ne suis pas en scoot. Et que sans scoot je suis lâche face aux mecs.
Il n'y a pas longtemps, je suis sortie de la gym et il y avait des racailles autour de mon scoot dont un ASSIS DESSUS.
Pardon quoi.
Mon sang n'a fait qu'un tour : "Oh ! Tu peux descendre de mon scoot là ? D'où tu montes sur mon scoot ? " (+ montée de voix dans les aigus)
"Ah ouais désolée MADAME je recommencerai pas..."
Là j'avoue que de racaille en moi il n'y avait plus. Je me sentais une dame, respectable et Parisienne. La petite racaille en moi s'est tue face à ce respect inattendu.
Depuis je guette mon côté racaille, mais il n'est pas réapparu.
Vivement le prochain beauf en voiture, après un cours de gym si possible.
Nuchenuche, à la recherche de son côté racaille.
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Nuchenuche
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