Voici une petite fable que j'ai créée ce matin, sur mon scooter, alors que je roulais dans la grisaille ambiante pour me rendre au travail. Si un éditeur de poèmes est intéressé, qu'il n'hésite pas à me contacter (il faut OSER), j'étudierai sa propostion avec attention.
Par un soir de Février,
Dame Nuchenuche de concert alléchée,
Devait se rendre à la Mécanique Ondulatoire
A un concert de garage assister et une bière boire.
De bonne humeur et guillerette,
Elle avait décidé pour cette fête,
De ne pas prendre son scooter,
Objet de son coeur.
"Ne soyons pas superficielle,
Apprécions la douceur de ce ciel,
Descendons la rue en marchant,
Mêlons-nous donc aux gens."
Elle pensa aussi à la pollution
Qu'ainsi elle éviterait, mais aussi
Aux gens qu'elle croiserait, ainsi
Qu'au monde et ses passions.
Elle marcha d'un pas alerte,
Persuadée dans sa tête,
Que le scooter elle pouvait laisser,
Tout en ayant le coeur léger.
Rue de Charonne elle croisa des gens,
Pour la plupart souriants,
Et c'est ainsi pleine d'espoir,
Que lui arriva son déboire.
Elle sentit une présence,
Mais n'y accorda pas d'importance,
Et vit une ombre noire menaçante,
Sur son ombre innocente.
"Il suffit !", pensa-t-elle,
"Arrêtons de voir le mal partout,
La vie peut-être belle,
La vie peut-être belle pour nous."
Lorsqu'elle entendit un raclement,
Venir du fond des entrailles,
De l'ombre au noir menaçant,
Elle décida qu'il y avait une faille.
C'est en un quart de seconde,
Un quart trop tard,
Devant la lune blonde,
Qu'elle entendit cracher le molard.
Se retournant brusquement,
Elle avisa l'ombre,
Qui n'était autre qu'un mourant,
Un clochard sombre.
Une bière à la main il se dandinait,
De son sourire édenté,
Il regarda le sol embêté,
Et parla d'un langage châtié.
"Mademoiselle vous vous trompez,
Dans le dos je ne vous ai pas craché,
Mon méfait est au sol,
Et de vous absolument pas je ne rigole."
Nuchenuche le jaugea,
Hésita, puis de le croire décida,
"Ce n'est pas parce que c'est un clochard,
Que je vais ne pas le croire."
Comme l'alcoolo vite repartit,
Nuchenuche amoindrie,
Marchant quelques pas,
Puis de rester vigilante décida.
Sa main dans son dos elle passa,
Humide et mouillé il était,
Prise de malaise son manteau elle enleva,
L'alcoolo avait commis son forfait.
Sur son manteau Pablo magnifique,
Telle une carte des Amériques,
La chose dégoulinait,
Nuchenuche sentit les larmes monter.
Elle chancella quelques pas,
Pourquoi tant de méchanceté,
Pourquoi tant de cruauté,
Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?
Soirée gâchée,
Oeil attristé,
Concert amer,
Comme un ministère.
Même si Wavves c'était bien,
Nuchenuche sentait encore dans son dos,
Le vil clodo,
Et son mollard de chien.
Si elle l'avait recroisé,
Nuche l'aurait maravé,
Et beaucoup insulté,
Mais jamais sur lui elle n'aurait craché.
La morale de cette histoire,
C'est que dans ce monde austère,
Jamais je ne mettrai plus le pied à terre,
Je reste désormais sur mon scooter,
Veuillez-me croire.
Nuchenuche, ô monde cruel.
PS : Merci de raconter vos exemples de monde cruel, méchanceté gratuite, soirée gâchée, coups de boule distribués. La chance que vous avez, je n'ai pas décrit la texture de ce crachat ingrat.
jeudi 26 février 2009
Nuchenuche et la fable du vil clochard
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Libellés : Nuchenuche blues, Nuchenuche galère
lundi 23 février 2009
Nuchenuche aimerait avoir 5 ans
Saviez-vous que j'ai deux neveux jumeaux et adorables, âgés de 5 ans ? Avoir des neveux, ça fait du bien. Parfois, quand je n'ai pas le moral, je pense à eux et aux grandes discussions profondes que nous avons ensemble...
Rara (girafe bleue) : Mais Tata Nuuuuuuuche ???
Nuchenuche (bottes vintage) : Oui mon chéri ?
Apparté : Je ne sais pas pourquoi, j'aime que mes neveux m'appellent Tata et je les affuble moi-même de surnoms culcul la praline ("Mon lapin" "Mon chéri" "Chouchou").
Rara (pâtes au fromage) : Tataaa, est-ce que après, si on a bien tout mangé, et ben est-ce ?... Est-est-ce que on pourra rogarder Bouba ?
Nuchenuche (pour qui Booba est un chanteur qui garde la pêche) : Booba ? Mais Booba qui ?
Dridri (dinosaures à pois) : Mais tata t'es nuuuulle, Bouba le petit ourson !
Nuchenuche (enfant des années 80) : Non ??? Bouba ???? Vous voulez dire "Bouuuba Bouuuuba, mon petit Ourson, tu roules et tu glisses sur la blanche blanche neige " ???????
Dridi (grue et tractopelle) : Tu voiiiis tu le connais ! Tu connais Bouba Tata Bichette...euh Tata Nuche ! C'est avec Frisquette sa petite soeur, et il rencontre un nidin...nindien. Mais on...on sait pas avec Rara si c'est un garçon ou une fille le nindien.
Apparté : Mes neveux me confondent souvent avec ma soeur, ce qui me flatte car elle a dix ans de moins que moi, mais qui me renvoie aussi à ma médiocrité : je viens les voir trop peu souvent pour être un personnage à part entière pour eux. Pathétique tata.
Nuchenuche (scooter 125 et travail dans le 92) : Non mais attends c'est UN INDIEN et c'est un garçon si je me souviens bien.
Rara (décalcomanies) : Bah oui ! C'est ce qu'il dit c'est le nindien ! Mais pourquoi c'est un garçon ?
Nuchenuche (chemise à carreaux) : Euh...Parce que sinon ce seraint UNE indieNNE.
Dridri (colorier sans dépasser) : Tu dis n'importe quoi Tata ! Ce serait pas une nindienne ce serait une... (cherche une bêtise à dire) une... une...NOURSONNE !!!
Rara (dessiner le contour des mains) : Ahahahahahahahahahahaaaaa a! Y dit n'importe quoi mon frère !!!! Ca mé fait riiire les Noursonnes ! Ahahhahaha Tata c'est drôle !
Nuchenuche (payer le loyer) : Ahahahahahaha ! Bah oui, ça me fait rire ! Mais tu confonds avec Frisquette, la copine de Bouba, Elle c'est une / oursonne. C'est L'oursonne de Bouba. Une, plus loin, Oursonne. Allez finissez les pâtes sinon pas de Bouba.
Apparté : J'ai compris une chose : avec les enfants, il ne faut pas avoir peur de faire du chantage, du moment qu'on les regarde dans les yeux, comme l'explique super Nanny, et surtout "On ne menace pas un enfant avec une ratatouille."
Dridri (ramasser les fleurs et les faire sécher) : Mais Tata Bich...euh Nuche. Pourquoi la maman de Bouba elle doit mourir ???
Nuchenuche (payer les impôts) : Pardon ? Elle meurt ???... Ah. Ca c'est comme la maman de Bambi. Malheureusement, la vie s'arrête quand on meurt. C'est, c'est comme ça. Ca arrive. Mais euh... pourquoi elle meurt déjà ?
Rara (faire des ailes d'ange dans la neige) : TATA C'EST VRAI. Elle MEURT. C'est c'est c'est...tu vois...le chasseur il arrive avec son fusil et PAN ! La maman de Bouba l'est morte. Bouba l'est triste.
Dridri (faire des personnages en pâte à modeler) : Oui. Nous aussi.
Nuchenuche (être responsable) : Oui je sais... Mais c'est comme ça on vit et un jour on meurt, quand on est vieux. Là le problème c'est qu'elle meurt tôt, alors qu'elle doit encore s'occuper de Bouba...
Dridri (faire coucou au conducteur du train) : Mais... Tu dis que les vieux ils meurent alors... Mais Papy Blague et Mamie ils sont viiiiiiiiiieux parfois non ?
Nuchenuche (penser à la mort) : Oui oui... Bon... Euh ces pâtes, ça avance ou quoi ? Hey, regardez il y a un truc sous la table, mais que ???? Mais c'est le père Lustucru !!!!
Rara (voiture de pompier télécommandée) : AhahahahahahAAAAAAhahahaah ! Bah non Tata, c'est toi qui a fait une marionnette avec un torchooooon ! Ahahahahaahahah on rigole biiien !
Nuchenuche (travailler toute la journée) : Mais non, c'est le Père Lustucru, qui vient vous demander de manger vos pâtes ! "Bonzoouuur les enfants ! Je suis le père Lu-stu-cru et je suis l'inspecteur des travaux finis, qui n'a pas fini ses pâtes ?"
Dridri et Rara ( yeux émerveillés) : MOiiiiiiiiiiiiiii !
Apparté : Vous remarquerez la lâcheté de la tante à ne pas affronter la discussion sur une éventuelle mort de ses grands-parents, qu'elle a elle-même du mal à admettre.
Nuchenuche (10 ans de théâtre) : "Ouh la la, si vous ne finissez pas rapidement, vous ne pourrez pas regarder Bouba !!! Allez je compte jusqu'à dix ! Un...deux..."
Apparté : Vous remarquez que je n'hésite pas à utiliser le coup de pression déguisé en drôlerie pour leur faire finir leur plat.
Dridri (manger des pâtes rigolotes) : Mais Tata. Tata, c'est dommage qu'on se soit pas rencontrés quand t'étais petite, on aurait bien rigolé ensemble ! Pourquoi on t'a pas connue ???
Nuchenuche (avoir des histoires compliquées d'adulte) : Euh... Ben parce que je suis plus vieille que votre papa, je suis sa grande soeur ! Donc vous n'auriez pas pu connaître votre papa petit, puisque c'est votre papa, donc moi comme je suis plus âgée....
Rara (regarder les poissons rouges de très près) : Ah ! Oh non ! Toi aussi t'es âgée ??! Toi aussi tu vas mourir ???
Nuchenuche (......................) : "Mais puisque je vous dis que je suis le Père Lustucru ! C'est pas vrai ça ! J'ai une tête à mourir peut-être ??? Bon, est-ce que quelqu'un ici sait d'où ça vient la neige crénom ???"
Je donnerai TOUT pour avoir cinq ans et être à la hauteur de mes neveux ! On rigoulerait trop ! On ferait des batailles et on embêterait les grands, et aussi aussi, on aurait un élevage de dinosaures et on connaîtrait tous leurs noms. 
Le mieux : ON REGARDERAIT BOUBA ET QUAND SA MAMAN MOURRAIT ON SERAIT PAS TRISTES PARCE QU'ON SAURAIT QUE SI ON REMET LE FILM, ELLE REVIT !!!
Sinon j'ai hâte d'avoir des enfants un jour, parce que quand même, ça fait voir la vie en grand !
Et vous, les enfants, ça vous dit ? Vous faites comment pour leur parler de la mort ? Vous vous souvenez de la maman de Bouba, de celle de Bambi, de l'horrible film l'Ours, de Téléchat ? Si vous avez des conseils, merci du fond du coeur, parce que le père Lustucru, il va pas faire long feu... (franchement c'est un truc que j'ai piqué à mon grand-père, dans les années 80 mais il n'y avait pas l'électricité...)
Nuchenuche, tata attentionnée.
PS : Non mais regardez la tête de la mère sur son rocher, ce regard dramatique, on sent que ce dessin animé n'est pas drôle...
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Libellés : Nuchenuche et les garçons, Nuchenuche family
mardi 17 février 2009
Nuchenuche, l'Américaine et l'absurdité de la vie
Parfois, le dimanche midi, l'Américaine et Nuchenuche vont à la gym. Après, leur dimanche est niqué parce qu'elles sont crevées, mais ce n'est pas grave - et encore je ne vous parle pas du dimanche mémorable ou elles ont enchaîné deux cours dont un intensif, là c'était carrément la semaine qui était niquée.
Du coup, sur le scooter, au retour, elles voient la vie telle qu'elle est. Pour elles, point de brunch dans le Marais ou d'expo de bobos, elles sont fatiguées.
L'Américaine (philosophe et cheveux blonds) : Il y a un truc qui va pas mais je ne saurais définir quoi...
Nuchenuche (bonne humeur et petit cerveau) : Ah bon quoi ? Pourtant tout va bien non ?
L'Américaine (intelligente et californienne) : Je sais, tu sais c'est le blues du vide existentiel.
Nuchenuche (gaie et perturbée) : Oh non pas celui-là, tu veux dire le blues de l'absurdité de la vie ?
L'Américaine (profonde et yeux verts) : Ouais... Pourquoi vit-on ? Quel est la quête de chacun ? Pourquoi travailler toute la journée, être fatigué, rêver d'une autre vie, consommer toujours plus ? A quoi rime tout cela, quel est mon but ?
Nuchenuche (débile aux yeux bleus) : Non mais c'est parce que tout te sourit en ce moment. Tout va bien alors tu n'as pas d'objectif. Pour tenir dans la vie, il faut des objectifs, du plus noble au moins noble.
L'Américaine (poète outre-atlantique) : Non mais Nuchenuche, pourquoi vivre cette vie où faire la moindre chose nécessite une dépense, donc de l'argent, donc de travailler. Pourquoi ne pas partir ailleurs, avoir une vie moins consommante, moins superficielle mais plus VRAIE, une vie plus SIMPLE ?
Nuchenuche (le sait ) : Je sais, je sais. Je sais pas quoi dire. On s'éloigne un peu plus chaque jour de la vérité, du sens de notre vie. Je sais pas pourquoi, chaque jour je perds un peu plus mes rêves, je deviens plus insipide, plus adulte.
L'Américaine (beauté de la vie et triste constat) : Comment faire pour s'en sortir ?
Nuchenuche (réaliste et nihiliste) : On s'en sortira pas on est trop lâches.
L'Américaine (...) : ...
Nuchenuche (...) : ...
L'Américaine (se reprend à temps) : Hey Nuche t'as vu sur mon nouveau scoot l'avant est vraiment super. Il est immense hein !
Nuchenuche (se ressaisit à midi) : Ouais, la couleur est chanmé. Bleu nuit, c'est magnifique. Alors tu vas t'acheter les mêmes bottes que moi chez Dédé ?
L'Américaine (complètement sortie d'affaire) : Of course. Tu viens à la crémaillère de mon frère hein ?
Nuchenuche (tirée d'affaire) : Ouais carrément, hey ça te dit pas MacDo là maintenant ?
Heureusement, nos deux amies sont sauvées, elles ont failli devenir vraiment profondes et intelligentes, si ce n'est pas malheureux. Et vous, vous y pensez à l'absurdité de nos vies ? Vous faites quoi contre ? Vous vouliez être quoi quand vous étiez petit ? Vous croyez encore à vos rêves ? C'est quoi les objectifs qui vous font tenir ?
Désolée pour ce texte, légèrement dépressif... Mais vous comprenez, est-ce que je sers à quelque chose ? Pourquoi suis-je sur terre ? Quel est le sens de tout ça ?........................ Non mais sinon, faut que je vous dise, j'ai envie de m'acheter un beau sac et je ne sais pas entre un Charlotte 24h de Gérard Darel et un Balanciaga City, qu'en pensez-vous ? (Si vous préférez répondre à cette question que celles sur l'absurdité de la vie, c'est cool aussi.
Nuchenuche, qui rêvait d'être globe-trotteuse et de devenir écrivain.
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Libellés : Nuchenuche blues
vendredi 13 février 2009
Nuchenuche aime la St Valentin (sa mère)
Comme vous le savez, demain c'est la St Valentin (sa mère).
Comment réagir en ce jour si particulier ? Quelques conseils afin de ne pas se planter...
Vous êtes une fille chiante qui se la pète indépendante (CQSLPI) en couple
Donc vous allez passer cette soirée, sans doute, à boire des verres avec vos copines en vous disant secrètement que quand même vous auriez bien passé la soirée avec votre mec. Vous savez bien que vous avez fait ça pour vous persuader que vous n'accordez aucune importance à ce genre de fête commerciale qui file des boutons.
Pourtant, vous crevez d'envie, comme tout le monde, que votre mec vous offre une bague Mauboussin un jour.
Vous êtes un mec attentionné qui sort avec une fille CQSLPI
Laissez-là se casser les dents avec ses copines, c'est tout ce qu'elle mérite.
En attendant, vous avez économisé un restau et une bague.
Vous êtes une fille guimauve
Vous avez donc prévu de passer la soirée avec votre mec, d'aller au Paradis du Fruit Opéra, suivi d'une scéance de ciné "Ce que pensent les hommes", et vous avez bien sûr prévu vos dessous les plus affriolants pour célébrer ce jour d'amour.
Vous êtes un mec guimauve qui sort avec une fille guimauve
Comment c'est trop VOTRE soirée ! La fleur au fusil !
Vous êtes un mec indépendant qui sort avec une fille guimauve
Ne riez pas.
Vous êtes un jeune couple et ne savez pas encore quoi penser de votre relation
Très gênant. Très très gênant. Une action préventive est nécessaire, c'est à dire penser à prévenir : " Euh... C'est la Saint Valentin... C'est tellement NASE ! Ah la la ça me fait bien marrer ces fêtes commerciales. HAHAHAHAHAHAHAAHHA ! (soyez naturelle) Bien sûr on ne fait RIEN hein. Je préfère prévenir parce que bon... Hein ?" Et là, le mec répond bien sûr "Bien sûr j'y pensais même pas..."
Et là vous êtes dégoûtée.
Vous êtes un couple et ça ne va pas trop
Voici le jour idéal pour se séparer ! Ce jour-là, vous verrez tous les amoureux se promener avec des roses à la main et des mines ravies. Vous vous rendrez compte alors que vous n'êtes pas ravie, et qu'à l'évidence quelque chose ne va pas dans votre couple.
Pendant que les autres couples se bécoteront autour de vous dans une brasserie pourrie, vous vous séparerez de votre mec qui vous reprochera de ne pas vous lâcher assez au lit.
Il sera alors temps de rentrer pleurer et être prête à commencer une nouvelle vie.
Vous êtes célibataire et vous aimez les mojitos
Vous ne le savez pas encore mais c'est votre soir ; vous sortirez avec une copine et boirez plus que de raison parce que vous n'en pouvez plus de ces couples guimauves.
Complètement beurrée, vous tomberez sous le charme de Ricky, que vous n'auriez pas remarqué en temps normal. Vous le ramenez chez vous, passez une nuit de folie et peut-être une belle vie (jeu de mot pour les enfants des 80's).
Vous êtes célibataire et avez un FF (Fuck Friend)
Appelez-le/la.
Vous êtes amoureux(se) mais n'avez pas déclaré votre flamme
Quel que soit le jour, il faut le dire !
Vous êtes une fille normale qui sort avec un mec normal
La chance. Nous emmerdez pas alors.
Et vous, vous allez faire quoi pour la St Valentin (sa mère) ? Pour ceux que ça intéresse, il y a Simone elle est bonne à la Flèche d'Or. Je sais pas si elle est bonne, mais je crois qu'elle est rigolote.
Nuchenuche, qui vous propose un clip hot pour fêter ça...
PS : Of course tout cela marche si vous êtes un homme qui aime un homme ou une femme qui aime une femme. Ou un homme qui aime deux femmes.
PS encore : Si vous vous sentez floué(e) car votre cas n'est pas présenté, faites-m'en part nous nous occuperons de vous.
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Libellés : Nuchenuche et l'amour, Nuchenuche fait son intéressante
mardi 10 février 2009
Nuchenuche écrit à Joey Starr
Je suis tombée amoureuse d'un homme un peu plus âgé que moi. Il est tendre, doux, solide comme un roc. Je ne pense qu'à lui depuis quelques jours. Je sais qu'il me rendrait heureuse et qu'on vivrait tous les deux dans un océan de bonheur. J'ai gardé cette passion secrète quelques temps, mais maintenant je suis prête à hurler mon amour à la face de la lune et du monde.
Cher Joey Starr,
J'espère que tu me lis, quelque part
Cela me donne plein d'espoir
D'imaginer ton visage
Déchiffrant mes lignes sages.
Cher Joey Starr,
Tout a commencé l'autre soir,
Devant le grand écran de Nation
J'ai eu une révélation.
Pourtant voilà des années
Que je te connais
A 15 ans tu me donnais La Fièvre
Ma petite fève.
A 16 ans, t'écoutant je fumais des oinjs
Sur la corde à linge,
Et je faisais zoom zoom zen
Dans une Fiat et non une Benz.
J'ai toujours aimé le rock
Mais un de tes cris
Me suffit, mon petit cyclope
A revenir à mes racines à Evry.
Et c'est devant ce film
Cette merveille intime
De ta copine Maïwenn
Que j'ai pensé "Je l'aime".
Dans Le Bal des Actrices
Tu es le père idéal
Malgré tes cicatrices
Tu es vraiment pas mal.
Calme et serein
Tu prends les choses en main
Tu laisses pas traîner ton fils
Dans le Bal des Actrices.
Pour son anniversaire
Tu pousses des cris supers
Et tu es patient
Avec Maïwenn et votre enfant.
Finie l'image surranée
D'un Joey Starr surexcité
Tu es maintenant un presque-quadragénaire
Et j'aimerais que de mes enfants tu sois le père.
Viens, prenons un nouveau départ,
Mon Joey Starr.
Nuchenuche, fan du Bal des Actrices (Allez le voir pour des raisons de santé publique)
(Merci Maïwenn toi aussi je t'aime)
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Nuchenuche
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Libellés : Nuchenuche culture, Nuchenuche et l'amour
mercredi 4 février 2009
Nuchenuche et sa cantine d'entreprise
Je m'étais promis de ne rien écrire sur ma cantine, ou "restaurant d'entreprise" comme on dit, avant d'avoir fini ma période d'essai. C'est chose faite (Champagne !) ! Maintenant je peux faire mon compte-rendu sans mauvaise conscience...
Comme vous le savez, avant je travaillais dans une entreprise fort sympathique à Barbès (quartier de Paris très sympa) et désormais je travaille dans une très grande boîte, dans un immeuble à 5 étage à Là-bas les Huitres (pour ne pas citer cette ville du 92 et rester anonyme). Donc maintenant, j'ai droit à la cantoche...
Comme pour toute chose trop enthousiasmante dès le début (Facebook, nouvelle coupe ou passion dévorante), ça s'est passé en quatre étapes...
Etape 1 : Au début, j'étais ravie...
J'ai découvert avec ravissement ce paradis terrestre. Plus besoin de réfléchir une heure en s'envoyant des mails qui perturbent le travail ( Objet: On mange où ? Objet : Re : On mange où ? Dans ton c** Objet : re:re: On mange où sans déc ? Chinois, indien, panini devant l'ordi, brasserie ? J'hésite...).
Bref je savais désormais où aller chaque midi.
De plus, grâce à la cantine je n'étais plus jamais seule. Je savais chaque midi que je ferais partie d'une grande tablée, et que nous échangerions sur les derniers films vus, les différents courants philosophiques, l'élimination de François-David au Super Kho Lanta... Fini le sandwich pourri seule et dépressive devant mon ordi.
J'ai également été séduite par les nombreux mets que proposait mon restaurant d'entreprise : le stand steak-frites, le "bar à légumes", le "buffet crudité", le poisson chaque jour, les pizzas et les plats de viande, les fromages et les fruits... C'était l'abondance.
Je nous voyais déjà en haut de l'affiche, moi et ma nouvelle vie saine et économique - la cantine me coûte environ 4 à 6 € par midi.
Etape 2 : Puis j'ai commencé à douter...
Je me suis rendu compte que nous mangions en trente minutes top chrono. Comme il n'y a rien d'autre à faire à part boire un café, on repart vite travailler. L'entreprise gagne 30 minutes de travail.
Comme on mange entre collègues, on parle souvent... de travail, des dossiers en cours, de l'organisation. On parle peu souvent de sujets personnels, de passions, de philo... Le peu de fois où une discussion un peu profonde - sur nos problèmes avec nos parents - a éclos à la cantine entre une collègue et moi, nous avons baissé le ton car nous avions peur d'être entendues... Mais au moins, on reste soudés et on ne fait pas de clan, on mange en équipe...
Etape 3 : Ca y est j'en peux plus de la cantoche !
Chaque midi, je me demande ce qui nous attend comme curiosité :
- Un milk-shake thon-avocat ?
- Des sushis au pâté de foie ?
- Une galette aux herbes ?
- Des courgettes pleines d'eau ?
- Un fromage blanc à la biquette ?
- Une pizza au hachis-Parmentier ?
Pourquoi inventer tous ces plats bizarres faits de restes ? S'il vous plaît, faites des plats simples et sains... je vous en supplie, je n'en peux plus.
Ce qui est marrant, c'est de regarder les plateaux des employés, ça permet de mieux les connaître... L'assistante de direction canon qui prépare ses vacances au Kloub avec son mec à BoraBora et qui ne prend que des légumes et des fruits frais, le commercial carnivore qui prendra sa bavette bleue et son camembert croulant, le directeur chic, plus habitué au restaurant d'en face, qui s'amuse de manger un poisson pané mais ne peut s'empêcher de tester les sushis au pâté en entrée, le jeune diplômé qui prend la pizza au bleu, le coca et la Danette chocolat...
Le problème à la cantoche, c'est qu'on a tout notre repas sur notre plateau, comme dans l'avion. Alors on mange son plat qui pue en ayant sous le nez une mousse à la vanille chimique. On empile les petites assiettes avec les restes, les pots de yahourts vides...
Le pire c'est de manger en décalé : arriver en décalage de tout le monde, manger une brandade de morue quand les autres épluchent les clémentines. Le nez ne sait plus quoi penser, les sens sont perdus.
Et puis arriver en décalé, c'est un peu comme mourir: il faut manger très vite pour rattraper les autres sinon au bout d'un moment ils partent - la cantine est un endroit où on n'a pas tellement envie de rester - et là c'est la solitude de la cantine.
Etape 4 : Finalement je me suis habituée à cette fichue cantine...
Surtout depuis que j'ai testé celle de la TARP, qui était profondément dégueu.
J'ai acquis les bons réflexes :
- ne jamais prendre le Wok (mélange de vieux restes)
- ne jamais prendre le hâchis (même combat)
- ne jamais prendre les desserts home-made (où cachent-ils la chèvre qui fait les fromages blancs)
- ne jamais tester les entrées originales
- se lâcher sur les féculents et les fruits
- ne jamais admettre le moindre décalage avec les autres
Donc il ne reste pas grand-chose, vous en conviendrez... Au moins c'est économique, et c'est mieux qu'à l'école primaire (vous aussi vous avez déjà eu droit petit au "Oh regarde derrière toi !", vous vous retournez mais il n'y a rien à voir, et quand vous revenez à votre assiette, un grand de CM2 a mis du pain dans votre verre d'eau, et là vous faites comme si de rien, même si vous avez envie de vomir ?)
Du coup, le week-end je me lâche sur les restaus et les bons plats.
Et vous, où mangez-vous le midi ? Brasserie, Tupperware (mais pas toucher, ah ah ah !), cantine, maison, restau, sandwich, salade saine, Monop, pot-au-feu ?
Merci de ces témoignages qui aideront la science.
Nuchenuche qui aime bien le vieux monsieur des légumes (celui qui remarque le jour où j'ai un petit moral).
(Parfois j'aimerais bien mettre ça à la cantine et on monterait tous les tables en agitant les bras comme à la Gym suédoise... Les jupes plissées sauteraient et les cravates voleraient...)
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Nuchenuche
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Libellés : Nuchenuche au bureau, Nuchenuche galère
mardi 3 février 2009
Nuchenuche ou l'Art de la Simplicité, épisode I
En ce moment, je me recentre. Se recentrer : lire des livres parapsychologiques à balles-deux, passer du temps avec ses amis, repenser son intérieur (appart), repenser son intérieur (esprit -> z'avez vu, les livres parapsy fonctionnent)... Je lis un livre qui semble noeud-noeud au premier abord mais qui a réellement un impact sur ma vie : l'Art de la simplicité.
Ce livre m'amène à me prendre la tête en toute complexité, même si ce n'est pas son but premier. Si je souhaite accéder à une vie plus simple, je dois d'abord donner un gros coup de pied dans les noeuds de bordel ambiant qui me polluent. Depuis que je lis ce livre, je change un peu ma vie chaque jour.
Et c'est pire.
Hier par exemple, je me suis forcée à suivre l'un de ses précieux conseils. Ce fut une lutte sans merci dans mon esprit embué "Non tu ne vas pas faire ça..." "Si si, tu peux le faire, ce n'est pas si ridicule comme décision ! " "Non tu as d'autres choses à faire, cela ne va t'apporter que des ennuis..." "Si si, ils le disent dans l'Art de la simplicité, il faut le faire, après ça ira mieux ! " "Non j'ai trop peur de passer le pas." "Allez ! Ce n'est qu'un moment délicat à passer, après tu auras tout le temps envie de le faire" "Mais..." "Courage pense à l'Art de la Simplicité il faut oser !" "Tu..." "Mais VAS-Y BOUFFONNE C'EST MOI TA CONSCIENCE QUI TE L'ORDONNE".
(Parfois ma conscience me crie dessus on dirait ma mère.)
Alors je l'ai fait.
J'ai franchi le pas.
Passé les premiers émois ("Mais qu'est-ce que je fais je suis ridicule ! Ri-di-cule!") j'ai trouvé ça plutôt agréable, même très très bien.
Disons-le franchement : j'avais l'impression d'être au paradis.
Le monsieur m'a bien comprise ("C'est la première fois pour moi, je ne sais pas comment on fait... C'est ridicule non ?") ("Mais il faut un début à tout et c'est plutôt un joli début...")
Il m'a guidée dans cette nouvelle expérience ( "Mais Monsieur celle-là est un peu grande, ça me fait peur, je préfèrerais plus petit..." "La taille compte peu, c'est la lumière le plus important vous savez.")
Lorsque j'ai posé des questions de novice ("Que voulez-vous dire par "la mouiller" ?"), il a répondu avec tact ("Je veux dire la prendre comme ça et la mettre dans un verre par exemple, comme ça doucement").
Il a bien vu que je n'étais pas très confiante en mon potentiel de faire du bien aux choses ("Je n'ai jamais essayé parce que j'ai l'impression que c'est peine perdue Monsieur, rien ne dure jamais entre mes pauvres mains").
Il a su trouver les mots ("Ca ira pour un début revenez me voir si vous sentez que ça flanche, je serai là.")
Puis quand je suis partie il a eu ces mots magiques : "Vous savez Mademoiselle, il n'y a pas de mal à se faire du bien et pas de honte à s'acheter soi-même des fleurs en pot. Et puis les azalées, vous allez bien vous en occuper, regardez bien chaque jour, les boutons vont s'ouvrir, ce sera le meilleur moment.
Revenez me voir dans un mois, on passera au stade au dessus. Et qui sait, peut-être qu'un jour je vous proposerai une orchidée...quand vous serez prête."
Je découvre le pouvoir des fleurs à trente ans, si ce n'est pas malheureux.
Note à mes lecteurs : j'ai décidé que chez moi ça devait ressembler à la boutique du fleuriste, je prends tout ce qui est en pot et dont on doit s'occuper : géranium, cyclamen, jacinthe et bégonia.
Prochaine étape : le chat. Je deviens une femme d'intérieur.
Et vous vous êtes plutôt plante verte vivace ? Cactus piquant et sec ? Bouquet de roses rouges flamboyant ? Géranium sur le balcon ? Plante rampante au bureau ? Fleurs en plastoc ? Anti-fleurs ? Fougère envahissante ? Bambou indépendant ? Ou petite fleur en pot ?
Je vous tiendrai au courant de l'évolution de cette nouvelle tocade.
Nuchenuche, qui s'auto-fait du bien (merci à moi-même).
PS : Bientôt la théorie de Sisi sur le fait d'auto-être sa meilleure amie, la théorie des enchères sur e-bay et aussi la suite de l'impact de ce livre sur ma vie.
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Nuchenuche
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