L'autre jour, j'ai eu un accident de scoot. Je fonçais pour aller travailler, un piéton a traversé, j'ai freiné pour l'éviter, mon scooter a dérapé, nous sommes tombés, son pare-brise était cassé, je ne pouvais plus me relever... Pendant une seconde, je me suis dit "Merde, monde cruel, personne vient m'aider..."
Puis des gens ont accouru de toutes parts, laissant leurs vélos, scooters et cafés de côté.
Mon regard souffrant a croisé celui du piéton que j'avais voulu éviter, le vil m'a regardé une seconde puis il est reparti en courant. Le chien! Ai-je pensé.
Ils ont voulu appeler les pompiers, j'ai dit "non je n'ai rien de cassé" et je voulais aller travailler. Mais un homme d'âge mûr m'a regardé et m'a dit : "Montrez-moi vos mains". Fière car je n'avais pas de blessure aux mains, je les lui ai montrées. Il m'a dit "Hors de question que vous repartiez, comme une feuille vous tremblez..." Je pleurais aussi un peu, mais surtout de peur.
Alors il m'a invitée à boire un café et nous avons parlé.
J'ai eu peur qu'il ne veuille me draguer, car il était assez laid.
C'était en fait un ancien motard, qui avait eu un accident il y a quinze ans. Depuis il n'est jamais remonté... "Regarde petite !" m'a-t-il dit en me montrant l'arrière de son crâne, qui contenait des trous sans cheveux. "Deux mois de coma...Petite, tu sais comment on les appelle les conducteurs de scooter aux urgences ? Les donneurs d'organes." Lorsque j'ai crié en voyant l'état accidenté de mes chaussures compensées vernies Dru from New York, il a hoché sagement la tête : "Ce ne sont pas chaussures adaptées pour conduire Petite."
Avec du recul, je pense que je devais avoir cet accident car j'avais trop la confiance, je me pensais invincible en scooter...
Ce que l'ex-motard m'a dit, c'est qu'une voiture derrière moi s'était arrêtée juste à temps au lieu de me rouler dessus, et que c'était ce qui l'avait terrorisé.
Moi je n'ai rien vu parce que je me pensais invincible sur mon scooter.
Avoir un accident de scooter, c'est comme avoir un accident de coeur.
On se lance dans une histoire, on fonce, au début on trouve ça génial et on se croit invincible. La confiance règne, on pourrait même se passer du casque tellement ça ne craint rien.
Puis un jour comme les autres on s'éclate par terre.
On a notre accident de scooter / coeur.
Il y en a qui y restent, d'autres qui sont dans le coma, certains ont la chance de se relever avec quelques bleus. Mais ce qui reste, toujours, c'est la peur...
Un accident de scooter reste imprimé dans la tête du conducteur comme un accident de coeur.
On se croyait invincible ? On ne l'est plus.
Plusieurs options : soit on remonte tout de suite, soit on flippe.
Mais même si on remonte, il y a cette nouvelle hésitation, ce truc de flippette, cette prudence droite, qu'on n'avait pas avant. On réalise qu'en fait tout est dangereux, qu'on peut retomber à chaque instant...
Ceux qui usent de prudence prendront le métro, comme tout le monde. Ils riront en regardant les scooters et diront : "Ah ah, tu sais comment on les appelle ? Les donneurs d'organes..."
Celui qui flippe de l'amour regardera les gens se marier en disant : "Ah ah, tu sais comment on les appelle ? Les futurs divorcés..."
Ceux qui remontent sont valeureux, mais rien ne sera plus comme avant, puisqu'il y a désormais cette satanée peur. Il faudra un certain temps avant de retrouver la confiance, et surtout ne pas retomber trop vite.
Il y a aussi ceux qui se font voler leur scooter parce qu'ils n'ont pas pris le temps de l'attacher soigneusement... Ceux qui montent derrière parce qu'ils préfèrent ne pas se lancer.
Et puis ceux qui remontent tout de suite, qui retombent tout de suite.
C'est arrivé à une copine à moi, elle tombait tout le temps.
Elle s'est acheté une Smart il paraît...elle tombera plus, c'est sûr, mais ça sera pas aussi grisant.
Nuchenuche bleue et Scooty second, le scooter sans pare-brise.
PS : Et vous, le scooter, l'amour tout ça ? Qui roule en Smart, qui flippe ?
mardi 31 mars 2009
Nuchenuche et son accident
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Nuchenuche
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Libellés : Nuchenuche et l'amour, Nuchenuche galère
mardi 24 mars 2009
Nuchenuche regarde la Voie Lactée avec crainte
Avant, lorsque nous nous retrouvions autour d'un dîner ou d'un verre, lorsque nous trainions nos guêtres aux soirées de la Flèche d'or, nous parlions de nos projets de voyage, de nos projets au travail, de nos éventuels entretiens annuels, de nos problèmes familiaux, de nos problèmes de coeur, des séries auxquelles on se shoote, des fringues qu'on achètera, de celles dont on ne comprend pas le principe.
Maintenant c'est la vous-savez-quoi et la Flèche d'Or va fermer.
Le ton a changé ; lorsqu'on se retrouve on n'a qu'un seul mot en bouche, et ce n'est pas "sexe".
Je décide de ne pas utiliser ce mot dans ce texte, parce que je n'en peux plus de l'entendre. Je le remplacerai donc ici par un mot que j'affectionne tant par son évocation que sa consonnance : "Voie Lactée". Ainsi, mon texte sera plus poétique. Remplacez donc le mot que nous voyons et entendons le plus dans les médias en ce moment par "Voie Lactée" afin de comprendre le sens du texte.
Voici donc nos nouveaux sujets de discussions...
Comment la Voie Lactée nous semblait lointaine il y a quelques mois ...
Pour nous, les travailleurs du tertiaire, c'était quelque chose d'abstrait qui touchait les usines, le secteur automobile, la grande distribution. La Voie Lactée était lointaine, comme le sont beaucoup de guerres et de cyclones.
Puis un jour, l'un d'entre nous fut viré, puis l'entreprise dans laquelle je travaillais moi-même ferma et nous fûmes tous licenciés. "Ce n'est pas grave, nous cria-t-on, vous êtes jeunes et beaux, vous vivez Paris, vous retrouverez du travail ! Prenez donc vos trois mois de préavis et nous emmerdez pas, de toute façon, nous sommes le groupe PPR et vous êtes 20 pauvres misérables, qui vous écoutera ?"
C'était au mois de Novembre, lorsque Rushcollection ferma... Par un pot incroyable, je commençais des mois plus tôt à m'ennuyer dans mon travail et j'avais à ce moment déjà trouvé un nouveau travail (dans le c*l Lulu).
Ce n'était pas le cas de Blondie, qui était enceinte, ou même de mon collègue Toto, que je n'aimais pas beaucoup mais qui venait d'acheter un appart.
Nous fîmes des réunions de crise, quelques-uns pleurèrent même.
La Voix Lactée était là, ça y était... Je pensais à l'époque que c'était un évènement en soi, que cela n'irait pas plus loin, que cela ne toucherait pas d'autres secteurs si glamours...
Comment la Voie Lactée commence à faire des ravages...
Ca y est, nous sommes touchés par la Voie Lactée... La Fnac Bastille, où travaille le mari de Blondie, ferme. Grâce au groupe PPR, ce sont maintenant les deux parents de leur bébé qui vont être au chômage...
Puis il y a des gens qui se font virer dans les secteurs de la communication, de la presse, dans la mode, des gens comme vous et moi, et ça fait flipper.
Maintenant on parle formations, indemnités, assedics...
Qui ne sait pas, maintenant, ce que sont un fongecif, des indemnités de licenciement, un piquet de grève, un calcul d'assedics, une période d'essai renouvelée ? Qui n'est pas content d'être assis sur son petit CDI et fera tout pour ne pas sauter ? Qui ne travaille pas deux fois plus qu'avant l'arrivée de la Voie Lactée ?
Le chic du chic c'est de déclarer arriver tout droit de la manif pour boire un verre.
On serre les fesses pour ne pas se laisser impressionner par la Voie Lactée
On se rassure sur les chiffres de nos entreprises, on assure "Oui oui, ma petite entreprise, ne connaît pas la crise..."
On se fait peur en regardant Capital, en écoutant France Inter... La Voie Lactée est partout.
"Voie Lactée : Ces Français au chômage partiel", "Ces familles qui n'ont plus de toît à cause de la Voie Lactée", "La baisse du pouvoir d'achat à cause de la Voie Lactée", "Les français font les poubelles à cause de la Voie Lactée".
Je me retrouve, les larmes aux yeux à raconter "Mais tu comprends, ce mec il a trois enfants, sa femme ne travaille pas, et il ne sait pas s'il travaillera demain parce que l'usine de confection de boulons qui l'emploie est en déficit, le mec fait les poubelles pour trouver des vitamines à donner à ses enfants... A cause de la Voie Lactée, 30 000 nouvelles personnes seront au chômage bientôt c'est Nicolas Demorand qui l'a dit bordel !"
Mais la Voie Lactée c'est un peu les cendres avant la renaissance...
"On ne peut pas dire combien de temps la Voie Lactée durera, ni même si elle s'arrêtera un jour..."
Voilà pourquoi certains d'entre nous n'hésitent pas à saisir ce naufrage pour donner un coup de pied au fond de la piscine et remonter.
Aujourd'hui, des gens osent lancer leur petite entreprise, qu'ont-ils à perdre ? Est-ce que ça pourrait être pire ?
Il y en a qui décident de se reconvertir, d'autres qui ouvrent des boutiques de fringues vintage, d'autres qui veulent acheter un appart...
Il semblerait que même la mode soit touchée par la Voie Lactée...
Le minimalisme revient à la charge, Elle fait des numéros pseudo-écolo, il paraîtrait que le dernier chic chez les stars soit de porter la même robe deux fois dans leurs vies.
En tous cas, j'espère qu'on aura des jolies couleurs et un peu de folie pour égayer tout ça.
Et vous, vous la sentez cette satanée Voie Lactée ? Vous décidez de surfer dessus ou de vous recroqueviller ? Vous avez peur en regardant Capital le dimanche soir ?
Nuchenuche, concernée par la Voie Lactée.
PS : Bon courage à tous ceux qui souffrent de la Voie Lactée, ou des patrons qui en profitent pour faire le ménage. Mettre "Ma Petite Entreprise" eut été facile, mais je préfère une chanson plus love and happy. La prochaine fois je vous raconterai mon accident de scooter de ce matin, et aussi comment j'ai consulté une super astrologue.
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Libellés : Nuchenuche galère, Nuchenuche lifestyle
vendredi 20 mars 2009
Nuchenuche s'appelle Pauline Briant
Hier soir, je suis allée au concert de ma copine Miss 88 aux Disquaires. C'était une soirée Vice après, soirée branchouille à la cracra. Moi je pavanais avec mes copines et mes poteaux, comme une Marseillaise à Cassis (oups pardon j'arrête avé Marseille).
Soudainement, mon regard a croisé celui d'un homme (je ne dirais pas "jeune homme", nous avons presque 30 ans Diantre).
Lui (me regarde) : ....
Moi (le regarde) :.....
Lui (étonné) : On... On se....
Moi (le remets) : Oui, on se connaît non ?
Lui (2004) : Oui... Euh... Pauline c'est ça ?
Moi (2004 au Pulp, boîte disparue depuis) : Hein ? Non... Pas Pauline ahahah, NUCHENUCHE (crétin).
Lui (2004 au Pulp, boîte disparue depuis, il me prend la main) : Ah oui.
Moi (2004 au Pulp, boîte disparue depuis, il me prend la main et on s'embrasse) : Oui. Je... Me souviens plus de ton prénom non plus, je suis désolée... Ah ah (rire nerveux).
Lui (2004 au Pulp, boîte disparue depuis, il me prend la main et on s'embrasse et on va se vautrer sur un canapé, soûls) : Moi c'est... euh Olivier. Toi c'est... Nuchenuche Briant ton nom de famille c'est ça, avec un B ?
Moi (2004 au Pulp, boîte disparue depuis, il me prend la main et on s'embrasse et on va se vautrer sur un canapé, soûls, et on s'embrasse. Je n'aime pas comme il m'embrasse.) : Euh non... C'est Nuchenuche Peluche, avec un P.
Lui (2004 au Pulp, boîte disparue depuis, il me prend la main et on s'embrasse et on va se vautrer sur un canapé, soûls, et on s'embrasse. Je n'aime pas comme il m'embrasse, il est soûl et moi aussi.) : Ah ? Il me semblait que tu étais enregistrée à Nuchenuche B sur mon portable...
Moi (2004 au Pulp, boîte disparue depuis, il me prend la main et on s'embrasse et on va se vautrer sur un canapé, soûls, et on s'embrasse. Je n'aime pas comme il m'embrasse, il est soûl et moi aussi. Je pretexte un mal de crâne au bout de dix minutes, je dois rentrer mais je n'ai pas d'argent pour le taxi.) : Non, je devais être enregistrée à Nuchenuche P je pense... Tu... Fais toujours de la musique ?
Lui (2004 au Pulp, boîte disparue depuis, il me prend la main et on s'embrasse et on va se vautrer sur un canapé, soûls, et on s'embrasse. Je n'aime pas comme il m'embrasse, il est soûl et moi aussi. Je pretexte un mal de crâne au bout de dix minutes, je dois rentrer mais je n'ai pas d'argent pour le taxi. Il me file 10€.) : Oui et toi tu... Tu faisais quoi d'ailleurs ?
Moi (2004 au Pulp, boîte disparue depuis, il me prend la main et on s'embrasse et on va se vautrer sur un canapé, soûls, et on s'embrasse. Je n'aime pas comme il m'embrasse, il est soûl et moi aussi. Je pretexte un mal de crâne au bout de dix minutes, je dois rentrer mais je n'ai pas d'argent pour le taxi. Il me file 10€. A cette époque je faisais que de la merde.) : J'étais sans doute étudiante, maintenant je travaille... Je... Suis concepteur-rédacteur dans le e-learning...
Lui (2004 au Pulp, boîte disparue depuis, il me prend la main et on s'embrasse et on va se vautrer sur un canapé, soûls, et on s'embrasse. Je n'aime pas comme il m'embrasse, il est soûl et moi aussi. Je pretexte un mal de crâne au bout de dix minutes, je dois rentrer mais je n'ai pas d'argent pour le taxi. Il me file 10€. A cette époque je faisais que de la merde. Je l'appelle lâchement le lendemain pour lui dire que je ne veux plus le voir.) : Ah oui le...e-learning...je connais Pauli...euh Nuchenuche...
Moi (2004 au Pulp, boîte disparue depuis, il me prend la main et on s'embrasse et on va se vautrer sur un canapé, soûls, et on s'embrasse. Je n'aime pas comme il m'embrasse, il est soûl et moi aussi. Je pretexte un mal de crâne au bout de dix minutes, je dois rentrer mais je n'ai pas d'argent pour le taxi. Il me file 10€. A cette époque je faisais que de la merde. Je l'appelle lâchement le lendemain pour lui dire que je ne veux plus le voir. Ca tombe bien, il a une copine Norvégienne qui rentre bientôt.) : Le e-learning c'est...super... Olivier... Ecoute je... je dois y aller là.
Lui (2004 au Pulp, boîte disparue depuis, il me prend la main et on s'embrasse et on va se vautrer sur un canapé, soûls, et on s'embrasse. Je n'aime pas comme il m'embrasse, il est soûl et moi aussi. Je pretexte un mal de crâne au bout de dix minutes, je dois rentrer mais je n'ai pas d'argent pour le taxi. Il me file 10€. A cette époque je faisais que de la merde. Je l'appelle lâchement le lendemain pour lui dire que je ne veux plus le voir. Ca tombe bien, il a une copine Norvégienne qui rentre bientôt. Il ne reverra jamais ses dix euros.) : Oui oui, Pauli... Nuchenuche, à bientôt j'espère (me frotte le bras amicalement).
Moi (2004 au Pulp, boîte disparue depuis, il me prend la main et on s'embrasse et on va se vautrer sur un canapé, soûls, et on s'embrasse. Je n'aime pas comme il m'embrasse, il est soûl et moi aussi. Je pretexte un mal de crâne au bout de dix minutes, je dois rentrer mais je n'ai pas d'argent pour le taxi. Il me file 10€. A cette époque je faisais que de la merde. Je l'appelle lâchement le lendemain pour lui dire que je ne veux plus le voir. Ca tombe bien, il a une copine Norvégienne qui rentre bientôt. Il ne reverra jamais ses dix euros. J'effacerai son O6 de mon portable.) : Oui oui. A bientôt j'espère Guillaume. Euh ! Olivier.
Voilà comment mener une discussion insipide avec des flash-backs pourris... Vous mesdemoiselles, ne donnez jamais votre prénom à un garçon qui ne vous plaît pas. Vous messieurs, ne prêtez jamais dix euros à une fille que vous connaissez depuis deux heures.
Sinon, vive les presque trente ans, le début d'une nouvelle ère.
Et vous ? Vous avez déjà largué lâchement un mec de soirée ? Vous avez déjà eu une petite amie Norvégienne ? Vous avez déjà merdé comme Nuchenuche en 2004 ? Vous préférez Nuchenuche Peluche ou Pauline Briant ?
A très bientôt, et écoutez Miss 88 c'est pas mal...
Nuchenuche Peluche, à pluche.
Je me souviens, à l'époque j'écoutais ça, paroles appropriées de plus :
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Libellés : Nuchenuche et les garçons, Nuchenuche galère
jeudi 19 mars 2009
Nuchenuche parle caleçons
Tata Marseille, d'un naturel enjoué, connaît beaucoup de gens dans la capitale Phocéenne et alentours. D'un pas alerte, elle et Nuchenuche croisèrent, en un dimanche ensoleillé, un de ses bons amis de la salle de sport, accompagné d'un ami.
Ils allèrent s'attabler à une terrasse pour déguster une menthe à l'eau. La conversation démarra radicalement :
Tata Marseille (l'assent chantant) : Alors les garçons, sur cette plage, vous vous êtes mis en maillot ?
Sportif 1 (l'assent chantant égaleumént) : Téééééééé, bien sûreuh, le premier jour du printemps, avé le soleil éblouissant qu'il y a, on n'allait pas rater ça hé !
Sportif 2 (l'assent chantant et le geste lent) : Tééééé ça la Parisienne elle a la chance, elle s'est gavée ce week-end avé le soleil !
Nuchenuche (aksent très pointu et froidure Parisienne) : C'est sûr que j'ai de la chance... Je ne pensais pas que le temps serait si clément Clément... (essaie de faire des blagues à balles deux).
Tata Marseille (naturellement) : Et les garçons, vous mettez quoi ? Slipeuh, caleçon ou bossére sur la plage ?
Nuchenuche (froidure de la capitale) : ........
Sportif 1 (on ne peut plus naturellement) : Naaaaaan, pas le slip, quoique s'il est bien porté, tééé ! Moi je porte plutôt un caleçon, mais tu vois, très court et très ajuusté... Normal quoi... C'est la tendance...
Sportif 2 (naturellement sa race) : Ouais moi aussi t'sais, mais j'aime bien quand même le slipeuh, si tché musclé ça le fait.
Nuchenuche (glacée) : Mais vous trouvez ça normal de parler de ça tout naturellement ? Cela ne vous gênâtes point d'aborder l'empaquetage de ces gaçons lorsqu'ils sont dénudés, chère tante ?
Tata Marseille (natchureeeelle) : Ahahahaahah qué conne celle-là ! Bah oui c'est normal c'est un sujet qui nous intéresse tous, c'est d'ordre public !
Sportif 1 (natureleuh t'as vu ? Gavé !) : Bah oui, c'est normal ! Par exempleuh, je vous le demande passeque c'est naturel, mais vous, vous mettez plutôt des strings, des shortys ou des culottes ? Une ou deux pièces ? Seins nus ou pas ?
Nuchenuche (....) : Euh... Personnellement, je n'expose pas ma poitrine.
Sportif 2 (naturellement, c'est Marseille) : Tchi a raison, moi ça me soûlerait que ma copine esspose ses seins. Franchemin. J'aimeuh pas trop celles qui font ça.
Tata Marseille (c'est la natchuure) : Et bien, je ne viendrai jamais à la plage avé toi, moi c'est seins nus, je te le dis hein.
Sportif 1 (la nature nous a bien dotés) : Et toi la Parisienne, tu mets quoi comme maillot ?
Nuchenuche (glace pilée) : Et bien je ne sais, un maillot normal... Avec un bas normal, un genre de culotte esprit shorty quoi...
Sportif 1 (mais naturellement) : J'adooore les shortys, merci bonne Mère !
Sportif 2 (le shorty est anti-naturel) : Beuuurk je déteste les shortys sur les filles, je trouve ça vraiment moche...
Tata Marseille (la nature) : Moi je n'hésite pas à sortir le string quand il le faut ! Attends je te dis moi ça se passe comme ça !
Nuchenuche (devient Marseillaise) : Cette conversation est vraiment intéressante les mecs. La prochaineuh fois, je ferai péter les seins nus, le bracelet de cheville coquillages ET le bikini afin de me faire assepter sur la plageuh !
Et vous, vous êtes plutôt quoi ? Caleçon (trouvez la contrepétrie de ce mot et vous gagnez !), boxer, string, une ou deux pièces ? Vous le sentez ce soleil qui commence à s'imposer ? Vous êtes plutôt Paris-glagla ou Marseille-chaud-bouillant ? Prude ou natchurelleuh ?
Bientôt, une note sur les soirées Nouvelle Star, les épaulettes, le sarouel, l'estime de soi, la cours de récré, André Manoukian, stay Nuchenuched.
Nuchenuche, coincée comme une Parisienne.
PS :Pour la musique je sais je mets toujours des vieux trucs mais ça fait du bien au momo (prenez-en de la graine pour la choré).
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Libellés : Nuchenuche galère
lundi 16 mars 2009
Nuchenuche veut devenir une cagole de Marseille
Chers lecteurs, je suis désolée de ne pas avoir beaucoup écrit ces derniers temps, mais j'ai failli imploser sous la pression. Pour prendre l'air, je suis partie un week-end à Marseille, chez ma tante et mon cousin. J'y vais régulièrement pour marcher au bord de la mer, entendre l'accent chantant et manger des bouillabaisses (ça c'est pour faire style le dimanche se termine souvent en un Quick sur la plage). Ce week-end il faisait 20°, le ciel était d'un bleu éclatant le jour, rose dégradé en fin de journée. J'en ai pris plein les yeux, ces pauvres yeux cernés qui commencaient à se fermer comme des yeux de parisienne stressée.
Ce matin en me réveillant j'avais envie de pleurer. J'aurais dû y rester.
Ouais, j'ai décidé que mon rêve c'était de quitter Paris. J'envisage donc les possibilités de m'exiler ailleurs, pourquoi pas SeilleMar, rejoindre ma petite Ava.
A Marseille mes sens sont en éveil
A Marseille - qui est une ville très étendue - le soleil caresse ma peau, mes yeux sont émerveillés par les couleurs éclatantes, mes narines s'oxygènent. Mon corps reprend sa place, mon appétit se développe et j'ai envie de rire. Un week-end à Marseille, c'est mieux qu'un cours de Yoga, une soirée à boire des Momo, ou une super pizza. C'est mieux que les trois d'un coup.
A Marseille les gens sont beaux
A Marseille, les gens s'entretiennent beaucoup plus qu'à Paris. Ils vont courir en bord de mer, ont la peau bronzée, le cheveux rital gominé. Les filles ont la frange droite et le teint mat, elles n'hésitent pas à mettre des robes corail ou un mini-short pour danser sur la piste. Les Marseillais sont conscients de leurs corps et ils en abusent.
A Marseille il y a des cagoles et des kékés
A Marseille le samedi après-midi, des cagoles (NDLR : équivalent marseillais de la Pouffie) paradent dans l'avenue marchande. Elles ont l'assent puissant et portent le Jogging Adidas Moulax, noir ou vert, avé les Birk (fausses) aux pieds, et la coque sur la tête (coque : protubérance au dessus du front, créant une impression de volume fortuite).
Les kékés eux, ont les cheveux rasés ou gominés à la rital vers l'arrière. Les kékés profonds sont les mêmes qu'à Paris (Jogging CosteLa) à une différence près : la casquette Vuitton est portée très haut sur le crâne, tel un couvre-chef de dominant, tout comme le casque de scooter (lorsqu'il est porté).
Lorsqu'un KES (Kéké en Scooter) croise une CEJ (Cagole en Jogging) et qu'il manque de l'écraser, la CEJ n'hésite par à lui foutre un énorme taquet sur le casque et à gueuler avé un assant puissant : "Encul* fils de put* ta mère la putai* Péd* va ! Va nique* ta mère la put* je te défonce ton cul de péd*".
C'est très intéressant de voir que cette fille de 1 mètre vingt n'a peur de rien. Cagole Power.
A Marseille les mecs n'hésitent pas
Les Marseillais ont la vanne et la drague facile. Cela donne ce genre de chose "Oh tiè Parisienne aloors, la Parisiienne. T'sais qu'on va vous éclater ce soir au match ! Tééééé, j'ai joué les pronostics c'est chaud bouillant. Sinon tié charmante t'sais. Vous avé sorti le maillot cet après-midchi sur la plage ? Ah non ? Mais sinon toi tié du genre à faire seins nus ou pas ? Tia raison j'aimerais pas que ma nana fasse seins nus. Mais c'est le waï mais il est où le problème ? J'hésite entre une menthe à l'eau et un Passetisse."
C'est très sympa on se sent à la fois valorisée et merdique mais finalement on peut aussi les vanner sans les vexer et ça ça n'a pas de prix.
A Marseille, la devise c'est "Il est oùùùù le problème ?"
Même si les rues sont déguelasses à cause du problème d'ordures, même si parfois on a l'impression qu'en voiture c'est dix fois pire qu'à Paris, même si les Kékés sortent le transistor sur le plage il faut se répéter la devise de Marseille : "Il est oùùùùù le problème ?"
Il n'y a pas de problème, et si il y en a un, il faut absolument le minimiser voir l'occulter.
A Marseille, le dimanche tu vas à Cassis
A Marseille, quand il fait chaud, tu ne t'emmerdes pas à griller sur une terrasse, au bord d'un canal puant ou dans un parc surpeuplé. Non, tu vas simplement traîner à Cassis, comme tout Marseille. Mer magnifique, petites criques, menthe à l'eau et salade Niçoise. Voilà, nous y sommes, voilà comment je veux pouvoir passer mes week-ends.
Le soleil dans les yeux, à regarder les jolies filles et les jolies cagoles, les kékés et les beau mecs, les vieux ridés et Kiki la Rose.
Pour le moment, je suis actuellement enfermée dans un immeuble triste pour la journée... Ce midi je mangerai à la cantine. Lorsque je sortirai du bureau il fera nuit.
Je veux mon jogging vert, mes fausses Birk, ma robe corail pour le soir, mes cheveux lissés impec, ma peau bronzée et la mer. Je veux pouvoir gueuler fils de put* dans la rue et hausser les épaules en disant "il est oùùùù le problème ?"
Et vous ? Vous vivez où ? Aimeriez-vous changer ? Etes-vous plutôt CEJ (Cagole en Jogging, KES (Kéké en Scooter), MAP (Mafieux à Pastis) ou KAC (Kéké à Casquette) ?
Nuchenuche, à qui changer d'air a fait le plus grand bien.
PS : Sinon, bientôt, un zoom sur des conversations de Marseille, parce que j'en ai surtout pris plein les oreilles.
Je ne peux m'empêcher de mettre ce petit clip de kékés. J'ai toujours adoré Iam, cagole power !
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Libellés : Nuchenuche bons plans, Nuchenuche family
dimanche 8 mars 2009
Nuchenuche rêve d'être blonde
J'ai toujours voué une admiration pour les blondes péroxydées... Quoi de plus impressionnant que Brigitte Bardot époque Et Dieu créa la Femme, ou encore ce passage qui fait baver dans Lost Highway, lorsque Patricia Arquette sort de la voiture en Blonde Peroxydée (BP) sur du Lou Reed. Ces filles ont tout compris...
Alors j'ai décidé, moi aussi, de devenir aussi blonde que Sienna Miller.
Malheureusement, je suis née châtain, comme un marron. Ni vraiment brune, pas du tout blonde. Le pire : avec une mèche blanche.
Je trouve ça trop classe d'être blonde et je sais que cela va changer ma vie :
Actuellement, je bois de la bière et des coktails de beaufs, genre Mojitos...
Lorsque je serai Blonde Péroxydée (BP), je prendrai "une coupe", un verre de Sauvignon ou un gin-tonic : des boissons blondes et chics.
Tout le monde sera impressionné par le déterminisme que je manifesterai à commander mon Gin Tonic. Je ne me dandinerai plus sur les pieds comme maintenant : "ben chais pas ce que je veux moi, vous prenez quoi vous ?".
D'ailleurs, lorsque je serai blonde, je ne m'accouderai plus au comptoir avec mes potes.
Lorsque je serai BP, je serai toujours perchée sur un siège en hauteur et je ne commanderai pas au bar, c'est trop vulgaire. Le serveur s'empressera de venir prendre ma commande, attiré par mon charisme naturel et mes cheveux rayonnants.
Actuellement, je paie des verres, on me paie des verres, la vie est un partage.
Lorsque je serai BP, il y aura toujours quelqu'un pour m'inviter et régler mes consommations. C'est tout naturel... Le serveur viendra me susurrer discrètement à l'oreille que le monsieur de l'autre côté du bar m'invite, et là je verrai un gros chauve qui me fera un clin d'oeil malsain avec un billet dans la main.
Bien entendu, cela ne me gênera pas.
Lorsque je serai blonde, je serai consciente du fait que ma blondeur est un régal pour les autres, et qu'il faut bien les contenter d'un sourire de temps en temps.
Dans ma vie actuelle, je me prends de temps en temps des portes dans la figure.
Que nenni, lorsque je serai BP, on me tiendra la porte avec galanterie et on me fera des courbettes.
Aujourd'hui, je fais la queue au supermarché. Parfois un tox qui achète ses bières me demande s'il peut me passer devant.
Lorsque je serai BP, les têtes se tourneront vers moi lorsque j'arriverai avec mon cabas en paille et mes espadrilles compensées à la BB. Jamais plus je ne ferai la queue, on me laissera passer bien sûr. Je saurai bien que c'est tout naturel que les gens aient envie de me faire plaisir, puisque je serai un plaisir pour leur yeux.
Je roule actuellement en deux-roues de marque taïwanaise.
Quand je serai BP, tout me sourira et mon mari, beaucoup plus âgé que moi, me couvrira de cadeaux (j'aimerai les homme mûrs). Il m'offrira pour mon anniversaire une Corvette Rouge que je conduirai avec un foulard sur les cheveux et des lunettes noires - et si je suis très blonde, j'aurai peut-être même mon chauffeur.
Dans ma vie de châtain-brune, je travaille comme une malade.
Pffffffff... Quel ennui ! Pourquoi se vautrer dans la crasse ? Lorsque je serai BP, j'aurais of course été repérée naturellement dans la rue pour présenter une émission littéraire sur Paris Première. Une hebdomadaire. Et je gagnerai le triple de ce que je gagne aujourd'hui, bien sûr.
Aujourd'hui, j'ai parfois des miettes sur le menton, la braguette ouverte malencontreusement, ou l'eye-liner qui coule.
En tant que BP, j'aurai une classe inégalable. Tout ce que je toucherai se transformera en magie. Me regarder manger des spaghetti bolognaise sera un délice.
Dans ma vie actuelle, je bafouille de temps en temps, ou j'ai peur.
Quand je serai BP, il me suffira d'ouvrir la bouche pour que tout le monde m'écoute. J'aurai une autorité naturelle que personne ne cherchera à contrer.
Chaque matin, un bouquet de fleurs fraîches m'attendra sur mon bureau.
Au déjeuner, je ne prendrai jamais la pizza quatre-fromages mais toujours la salade d'avocats.
Ma vie sera un film dont les scènes clés seront dignes d'un clip.
Grâce à cette décoloration gracieuse, plus de questions inutiles de brune, aucune prise de tête.
Je rirai des blagues sur les blondes, mais je saurai bien que c'est un stratagème universel des blondes pour détourner l'attention et se faire passer pour bêbêtes afin de mieux dominer le monde.
JE REVE D'ETRE BLONDE ALORS JE SUIS ALLEE CHEZ MA COIFFEUSE.
Lorsque je suis sortie, j'avais l'impression d'avoir un peu changé, que les gens me regardaient avec plus d'intêret. Puis j'ai vu mes amis, mes collégues et ils m'ont tous donné la même réponse : "Ah bon t'as fait des mèèèèches ???? Mais euh... C'est très discret... Si si j'avais un peu remarqué... En fait Nuchenuche, faut que je te dise un truc ça change pas grand-chose..."
Du coup je compte y aller petit à petit, mais un jour, peut-être, le miracle arrivera et je pourrai dire adieu à Lio, Penelope Cruz et Salma Hayek. Mes nouvelles copines seront Jennifer Aniston, Scarlett Johansson et Sienna.
Et vous, vous êtes de quelle couleur ? Etes-vous heureux/se ? Ne pensez-vous pas que les blondes sont finalement nées pour gagner ? Vous avez déjà testé les couleurs ? Messieurs vous préférez les brunes ou les blondes (ou les châtains, on n'en parle jamais des châtains, zut !) ?
Je vous laisse sur l'une des plus belles scènes de blonde du cinéma.
Nuchenuche, cheveux châtain devant l'éternel.
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Nuchenuche
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