Alors que l'Américaine, l'Américaine Junior (la soeur de l'Américaine) et moi-même buvions un café, nous observâmes un petit chien blanc, du même acabit que Maya (Bichonne de l'Américaine). Ce dernier se mit à lui renifler le postérieur avec insistance (à Maya).
"Elle va le draguer", dit l'Américaine...
"Elle le drague elle le drague, ça y est !" lança l'Américaine junior.
En effet, Maya faisait une petite danse des pattes. Elle allait et reculait devant ce Petit Chien Blanc Charmant en faisant des mouvement de tête qui voulaient dire "Je veux te faire un câlin, mais je suis pas sûre, j'hésite, montre-moi que t'aimerais bien", mais aussi "Je suis trop mignonne".
Ni une ni deux le chien lui renifla le postérieur.
Maya fut conquise, ses yeux brillaient.
C'était à la fois mignon et gênant pour les deux propriétaires de chien...
"Euh excusez-la, elle est en chaleur", dit l'Américaine, sérieusement.
"Ce n'est pas grave, ça arrive..." répondit l'Homme A Chien, sympathiquement.
Nous sentions tous que l'Américaine voulait dire quelque chose d'important, mais les mots ne sortaient pas. Elle semblait sérieuse - ce qui est rare.
"Je... Excusez-moi, il... Il l'a déjà fait ?", demanda t-elle en regardant les deux chiens se draguer à mort.
" Non... jamais", répondit l'homme en assistant à ce spectacle de la nature.
"Et est-ce que... éventuellement... ce serait possible entre eux ?", demanda t-elle, gênée.
"Et bien, je ne sais pas... elle l'a déjà fait ?", demanda t'il concerné.
"Non, elle ne l'a jamais fait. J'aimerais bien qu'elle le fasse au moins une fois dans sa vie... Puis c'est un bichon ? J'aimerais qu'elle ait des petits quand même, qu'elle enfante...", avoua l'Américaine.
"Des petits ?? Ah, je n'y avais pas pensé. Et bien soit, pourquoi pas ça peut s'envisager... ", envisagea l'Homme A Chien, qui n'envisageait pas l'enfantement.
"Vous habitez le quartier ? Nous pourrions les laisser quelques temps dans une pièce (dans le noir) et voir ce qu'il se passe...", arrangea l'Américaine.
"C'est une excellente idée, il faut bien que la nature fasse son oeuvre !" répondit l'HAC avec enthousiasme (OK j'en rajoute, il a filé le 06 de sa copine proprio du iench)...
Après avoir assisté à cette scène qui nous fit glousser de rire comme trois pouffies, nous nous demandâmes pourquoi c'était si compliqué d'être humains, après tout.
A partir d'un certain âge, les femmes pensent à avoir des enfants, pourquoi ne pas mettre au point le même système que pour les chiens ?
Puis finalement, c'est impossible, décrétâmes-nous. Il y a l'amour. Ce concept purement humain.
Ok mais alors pourquoi ne pas tout simplement arranger des coups comme ça au hasard?
Soudaiment la conclusion s'impose à nous : Meetic existait déjà, et pire, Mecaacheter.com.
Si ça se trouve, si le petit chien blanc était un humain, ce serait un gros beauf macho qui met des t-shirt avec Johnny, tel un rdv Meetic qui finit mal.
Finalement, je ne sais pas si l'Américaine va faire conclure Maya.
On ne sait jamais, faut bien choisir le père.
Vous croyez qu'on peut monter un bizness de couples de chiens ? Ou d'humains ? Ou juste d'acte sexuel afin de reproduire l'espèce (bichons en l'occurrence) ?
Sinon Maya, petite bichonne aux cheveux longs, qui sait danser devant le passage piétons (elle tourne sur elle-même en faisant la belle), bons gênes, oeil brillant, cherche un mari avec partager quelques bons moments en toute liberté. Batards s'abstenir.
Nuchenuche, amie de la race canine
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mardi 30 mars 2010
Nuchenuche observe l'amour chien
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Libellés : Nuchenuche et l'amour, Nuchenuche lifestyle
samedi 27 mars 2010
Nuchenuche est une handicapée du téléphone
J'ai du mal à tenir le jeudi, soit, mais mieux vaut tard que jamais...
J'ai le malheur de vous annoncer que j'ai constaté que j'avais une lacune extraordinaire dans la vie, qui peut me gâcher le quotidien.
Je suis une handicapée du téléphone.
Contrairement à la plupart de mes congénères, je ne frétille pas quand le téléphone sonne.
Au contraire, mon coeur s'emballe, j'ai des suées frontales, et je me mets à fredonner le thème de Shining. Je ne sais pas pourquoi je n'ai jamais aimé le téléphone.
Tout à commencé lorsque j'étais petite...
Ma mère passait des heures au téléphone le soir, c'était un téléphone comme vous les imaginez, tout d'abord gris avec un cadran rond qu'on fait tourner avec le doigt, puis nous avons eu le beige avec les touches digitales.
Ma mère était pendue à cet engin tous les soirs, avec ses sabots et son jean troué. Lorsqu'elle appelait quelqu'un elle disait toujours "Allô oui c'est moi... Bah moi enfin... Mais qui veux-tu que ce soit, c'est Nicole !"
C'est là que l'enfer a commencé... Parfois elle m'appelait "Nuche, viens parler à ta grand-mère du sud / ton grand-père blague / ta tante sidonie / ma Meilleure amie Baba-coolos ! Nuuuche, fais un effort stp."
Le coeur battant je prenait le combiné, et lançais un "...Allô..." angoissé.
En général les adultes ne savaient pas quoi me dire et essayaient de me parler de l'école, du judo ou de la danse que je pratiquais, en enchaînant les questions. Je répondais en laissant des blancs d'ennui et d'incompréhension dus à l'absurdité de la situation.
Je n'avais pas envie de parler à ces gens et leur raconter ma vie.
Le pire était sans doute le : "Alors Nuche, qu'est-ce que tu racontes de beau ?"... La pression de devoir raconter de belles choses pour satisfaire mon interlocuteur me paralysait et je répondais un "...rien..." dramatique et gênant.
A l'adolescence ce fut un désastre
Lorsque j'ai rencontré un Manu à la patinoire, qui n'habitait pas exactement ma ville, j'ai su que j'étais in love. Mais lorsqu'il m'a demandé mon numéro après m'avoir fait un bisou sur la bouche (je précise, pas avec la langue), j'ai su que nous courions droit au désastre.
Le fait de savoir qu'il pouvait m'appeler à n'importe quel moment m'angoissait un max. Mais c'était l'amour, alors j'ai pris le taureau par les cornes, et j'ai décidé de surpasser mon angoisse : j'ai payé en bonbons mon amie Candice, à appareil dentaire, pour qu'elle l'appelle et se fasse passer pour moi.
Je restais derrière, à l'écouter glousser, et à lui raconter sa vie.
Lorsque je savais qu'il allait appeler chez moi, je m'arrangeais pour ne pas être là.
A la fin, Candice ne voulait plus de bonbons mais de l'argent, et je crois qu'elle se prenait pour moi et qu'elle était tombée amoureuse de lui.
Puis il y eut une guérison
Elle fut brève et survint au lycée, suivant le principe selon lequel il faut tout faire pour emmerder ses parents. Je passais donc des heures au téléphone avec mes copines "que je voyais toute la journée", et mes parents ne se gênaient pas pour couper brutalement la ligne. Ensuite je hurlais le fameux "Vous êtes vraiment trop CONS ! MeeeerrR-DE !" en claquant la porte.
Avec les garçons, ce n'était toujours pas ça. J'étais gênée, redoutais les silences, avais peur de déranger. Du coup j'appelais peu mais cela me donnait une aura mystérieuse et on me courait après.
Mais j'ai particulièrement détesté le téléphone quand je me suis faite larguer par cet outil par Alexandre dos Santos après qu'il m'ait embrassé sur la bouche - avec la langue - à une soirée. Ses potes ricanaient derrière. J'ai raccroché et j'ai hésité à m'étrangler avec le fil.
Le pic de mon handicap fut à son paroxysme lorsque j'étais stagiaire en maison de disques
Mon travail consistait à appeler toute la journée les radios locales devant tout le monde. C'était la douce époque où l'on fumait encore au bureau.
Je devais me forcer, après avoir repousser l'échéance "Allô Radio Grenouille ? Ouais salut c'est Nuche de Paf... T'as écouté le dernier TrucMuche que je t'ai envoyé ? ... Ah tu n'aimes pas ? Mais...oui je....comme tu veux....... oui allez je dois y.... je dois raccrocher au.... au revoir..."
Téléphone + négociations = mon cauchemar.
Heureusement, les portables sont arrivés
Et avec eux ma salvation : les SMS.
SMS, amours de ma vie, la meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie de HDT.
J'en abuse, c'est ma drogue, je n'appelle jamais mes copines. Je SMS.
Au même moment arriva internet puis les MESSAGERIES INSTANTANEES.
Merci mon Dieu d'avoie créé Internet, merci d'avor créé les messageries instantanées.
Plus besoin d'appeler, si je veux voir quelqu'un, je SMS.
Si je veux parler avec quelqu'un qui est loin, je SMS + MI.
Si je veux parler longuement avec quelqu'un je MAIL.
Finalement, il y a des personnes avec qui on ne peut pas éviter le téléphone
Mes grands parents n'ont pas d'ordinateur... Ils me disent toujours "qu'est-ce que tu racontes de beau ?" mais j'ai compris que je pouvais répondre "Rien de beau mais ça va plutôt bien..."
Je suis nulle quand on me passe mes neveux, jumeaux de 6 ans, qui pourtant ont l'air de ne pas avoir de problème avec le téléphone (Allô c'est tata), je pose les mêmes questions débiles que mes tantes quand j'étais petite (ça va à l'école ?) et quand je n'ai plus rien à dire c'est pitoyable (tu as eu de bonnes notes ? Il va passer le père Noël tu crois ?).
Jai toujours peur des blancs de conversation, je rigole bêtement, je n'aime pas ma voix.
Contrairement à ma mère, je précise toujours que c'est moi, même si mon nom s'affiche : "Allô c'est Nuchenuche." "Bah je sais ton nom s'affiche". "Oui je sais. Je... Je te dérange pas ?"
Bref, ne me demandez pas mon 06, je suis une vraie HDT, je ne réponds pas souvent.
Envoyez-moi un texto, on rigolera bien...
Et vous, le téléphone, vous le vivez bien ? Y a t-il d'autres HDT dans la salle ?
Et des BET (Bons en téléphone) ? Vous êtes plutôt SMS ? Avez-vous de bons conseils de conversation à me donner à la Nadine de Rotschild ?
Sinon si quelqu'un a le vieux téléphone des 80's à cadran rond que l'on tourne en couleur bleue, merci de me faire signe - ce n'est pas pour moi bien sûr.
Nuchenuche, Handicapée Téléphonique.
C'est là que je pourrais vous mettre Telephone de Lady Gaga, mais non ça c'est plus joli.
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Libellés : Nuchenuche et les garçons, Nuchenuche fait son intéressante, Nuchenuche family, Nuchenuche galère
mardi 23 mars 2010
Nuchenuche contre le frigo avec les filles qui aiment les filles
Excusez-moi pour mon non-post de jeudi dernier, j'étais occupée à boire du thé à Londres...
Entrons tout de suite dans le vif du sujet : j'ai une amie qui aime les filles. Donc à son anniversaire, je me suis retrouvée contre le frigo, entourée de deux filles qui aiment les filles.
Deux filles qui aiment les filles et qui sont elles-mêmes des filles jolies.
Vous me suivez ?
Fille Qui Aime les Filles 1 (mais au fait) : Dis donc Nuchenuche, quand est-ce que tu deviens lesbienne ?
Nuchenuche (timide parfois) : Euh... Ah ah ah (rire gêné)... Euh... Jamais je crois.
Fille Qui Aime les Filles 2 (bonne question) : Mais tu es SURE ? Tu ne l'as jamais envisagé ?
Nuchenuche (aime les mecs même si elle ne les comprend pas) : Euh oui... Sûre... Bon on va se prendre un verre ?
FQALF 1 (que nenni) : Tututut, reste tranquille. Tu ne t'es jamais posé la question, sans déconner ?
Nuchenuche (... Champagne ?) : Mais non pas vraiment... Du Champagne ? On va se servir du Champagne ? Ah la la quelle soirée... Ah ah ah.
FQALF 2 (tututut) : Non mais ce n'est pas normal de ne jamais s'être posé la question...
Nuchenuche (avoue) : Bon, j'avoue je me suis déjà demandé mais non non non, ce n'est définitivement pas mon truc... Oh les petits fours ont l'air bon, on va en chercher ? Ah ah ah.
FQALF 1 (intéressant) : Ah oui ? Tu crois vraiment que ce n'est pas ton truc ? Et pourquoi ?
Nuchenuche (cherche) : Euuuuh... Naturellement j'aime les mecs je crois... Une fille ça doit être chiant, ça sait pas comment s'habiller, ça fait la tête, c'est pas simple, c'est comme moi quoi. C'est moi la fille, pas besoin d'une autre...
FQALF 2 (moui) : Ah ça me rappelle moi il y a 8 ans. Je n'étais sortie qu'avec des mecs, et un jour je suis tombée amoureuse d'une fille. Ce n'était pas prémédité. Je suis tombée amoureuse d'elle comme ça, et je ne pensais pas être lesbienne. Ce fut une révélation, ensuite je suis naturellement restée branchée filles, parce qu'une fille c'est si douuux.
Nuchenuche (comprend) : Je comprends. Tu es tombée amoureuse de l'être quoi.
FQALF 2 (voilà) : Oui je suis tombée amoureuse d'une personne.
Nuchenuche (...) : ....On va essayer de demander au DJ de mettre Joe le Taxi ?
FQALF 1 (hot) : En tous cas si tu te demandes si tu aimes les filles, appelle-moi hein.
Nuchenuche (...) : ... Ou Sara perche ti amo ?
FQALF 2 (creuse) : Mais Nuchenuche, dis-moi, c'est bizarre parce que tu écris un peu non ? Je comprends pas que tu te poses pas la question...
Nuchenuche : Et ?
FQALF 2 : Et les écrivains sont...
Nuchenuche : Je ne suis pas écrivain, j'écris des conneries.
FQALF 2 : Oui enfin les gens qui écrivent, même des conneries, ont une certaine sensibilité qui fait qu'ils sont plus ouverts...
Nuchenuche (mauvaise foi) : Je pense que tu fais des généralités.
FQALF 2 : Ah ouais, qui est ton écrivain féminin préférée ?
Nuchenuche (fan de) : Colette.
FQALF 2 : ....
Nuchenuche (...) : Bon, OK. Il n'y a pas plus bi qu'elle.
FQALF 2 (a raison) : Et la deuxième ?
Nuchenuche (fan de) : J'aime pas beaucoup les filles écrivains... Mais je dirais Simone de Beauvoir quand même.
FQALF 2 : ...
Nuchenuche (...) : Bon, OK. Il n'y a pas plus bi qu'elle. Mais alors, tu crois que pour être une vraie écrivette il faut s'ouvrir aux filles ? Ce n'est pas bête, je vais y réfléchir. C'est peut-être un sacrifice nécessaire pour être...
Et là un mec barbu et blond, qui avait suivi toute la conversation arrive avec ses grosses baskets :
Mec mec (barbu et blond) : ET DITES DONC VOUS (hips) JE VOUS ECOUTE DEPUIS TOUT A L'HEURE QU'EST CE QUE VOUS RACONTEZ ??? VOUS CROYEZ (hips) QUE POUR ETRE ARTISTE FAUT FORCEMENT ETRE PéDé ? ET JUIF AUSSI ? C'EST QUOI CES RACCOURCIS ???
FQALF 2 (calme et compréhensive) : Je n'ai pas dit cela, je parlais d'ouverture d'esprit et d'êtres. Nous allons parler toi et moi. Viens.
FQALF 1 (aime les filles) : Ouh là il aurait pas dû l'ouvrir lui. Si tu changes d'avis Nuchenuche tiens-nous au courant hein.
Ce que j'ai fait, c'est que j'ai bu beaucoup de Champagne, et que quand le DJ a mis Elle a les yeux revolver, nous avons tous dansé, les FQALF, les FQALM, les MQALF et les MQALM en parfaite harmonie de tolérance et d'ouverture, les yeux au ciel, le coeur plein d'amour.
Et vous, vous aimez quoi ? Les mecs, les filles, les êtres ? Vous vous êtes déjà posé la question ? Vous avez déjà franchi le pas ?
En tous cas j'ai compris le message : pour être une écrivain qui déchire, il faut "s'ouvrir" au monde et aimer les êtres.
Nuchenuche, in love with Colette
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Blur - Girls And Boys
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Libellés : Nuchenuche et l'amour, Nuchenuche fait son intéressante
mardi 16 mars 2010
Nuchenuche n'est pas dans son assiette
J'ai depuis quelques temps admis que j'avais un complexe qui me bouffe la vie. Aujourd'hui je décide de le partager avec vous, peut-être dans l'espoir qu'il s'atténue une fois exprimé.
Je ne suis pas une cuisinière hors-pair.
Comme vous le savez nos parents ont fait Mai 68. Les femmes ont brûlé leurs soutien-gorges dans l'espoir de s'affranchir de l'esclavagisme de la femme au foyer.
Elles ont commencé à travailler, à commander des plats chez le traiteur et à aller au Flunch.
Maintenant, la mode du bien-être revient, et avec elle, le bien manger.
Tout cela est bien oppressant pour une nulle comme moi.
Les émissions de chefs foisonnent
Ces émissions du lundi soir sont devenues notre pain quotidien-hebdo. Aujourd'hui, on ne regarde plus Loft Story 10 mais Chef la Recette, La bataille de Chefs, La compét régionale des Chefs, Le Chef Manchot ou Un dîner presque parfait.
On regarde et ça nous donne faim, surtout lorsque l'on mange une tranche de jambon et une soupe en brique. Du coup, on se sent encore plus nul(le) et on a envie de prendre des cours de cuisine.
Cyril Lignac dit toujours : "Oooh mais putééé que ça a l'air surprenant, j'avoue que je suis assez surpris par l'aspect, somme toute assez original, néanmoins, la pointe d'acidité donnée par le pamplemousse sur cette purée de sardines-roquefort me fait penser à la cuisine indo-grenobloise que j'affectionne. Bravo Chantal, mais tu retravailleras la présentation, car les les yeux sont aussi dans l'estomac."
Le Chef crie toujours en cuisine "Ooooh mais tu me la fais frire cette dorade rose ? Tu crois que ça se fait tout seuuul ? NON LES EPINARDS TU LES EPLEUTERAS APRES GOGOGOGOGOGOGO ! " et ça finit en crise de larmes.
En regardant ces émissions on comprend vraiment que la cuisine est une affaire d'experts, voire une compétition incroyable où seuls les plus forts moralement (ou les manchots) survivent.
Nous sommes invités à des DPP
Un jour on reçoit un sms "Dîner Presque Parfait chez moi samedi dans 15 jours, préparez vos papilles".
On y va, la fleur au fusil, on se régale les papilles, sauf qu'on sait bien que le couperet va tomber : si on est invité(e) à un DPP, ça veut dire qu'un jour on devra faire le nôtre...
On commence à angoisser à cette idée, effectivement comment faire un DPP digne de ce nom lorsqu'on n'a pas de vraie cuisine, de vraie table où s'asseoir, et qu'on est une brêle en cuisine ?
Alors on tombe tout simplement malade les jours de DPP, ou l'on a un empêchement... Et on finit par ne plus être invité(e), on ne sort plus, on perd ses amis, et on finit seul(e) chez soi à se faire bouffer par un berger allemand.
On reçoit des sms étranges
Avant, on recevait des photos de copines en soirée une bouteille de Champ dans l'oreille "On est pompettes on pense à toi", ou une photo de sac à main "T'en penses quoi je le prends ?", maintenant on reçoit des photos de plats magnifiques dans des assiettes avec pour seule légende : "Soufflé de pommes de terre au caramel rosi et sa purée de betteraves vertes !" ou "Délice de potimarrons au sel de guérande sur sa charlotte de petits choux renversés Xx".
Quand on est nul(le) en cuisine, on ne sait pas quoi répondre et on n'ose pas envoyer une photo de "jambon Merta et sa soupe en brique Chnord".
Donc tout doucement on perd son estime de soi, on se sent glisser vers la solitude et l'incompréhension.
On a honte de notre assiette
J'ai une copine qui est particulièrement douée en cuisine... Lorsqu'elle m'appelle, elle me demande toujours ce que j'ai mangé...
Nuche (honte) : Des pâtes et un steak...
Copine Chef (miam) : Des pâtes fraîches ?
Nuche (hoooonte) : Non pas fraîches...
CC (hummmm) : Steak de chez le boucher ?
Nuche (se dissout de honte) : Nooon un steak Chabal.
CC (muuuuuuuuum) : Ok bon..... Une petite sauce pour les pâtes ? Du parmesan ?
Nuchenuche (meurt de honte) : Non non ! J'ai pêché. Du gruyère râpé en sachet. (envie de pleurer) Allô ?... Parle-moi s'il te plaît...
Elle, lorsqu'elle fait des pâtes, c'est toujours délicieux, elle a de la magie dans les mains. Elle met juste de l'huile d'olive, du basilic frais, un champignon de Paris géant, des copeaux de parmesan designés et basta. C'est délicieux.
J'ai donc décidé de prendre le taureau par les cornes
Et je l'ai suivie dans un cours de cuisine thaï, pour me persuader que j'étais capable de dépasser cette infirmité.
Bien sûr, je fus plus lente que les autres pour piler les épices et ciseler finement les herbes.
Bien sûr, la prof me regardait avec attention et essayait de m'encourager.
Bien sûr ma Copine Chef n'arrêtait pas de me dire que j'étais forte, que j'allais y arriver, que ce n'était pas si compliqué, que je m'en faisais toute une montagne.
Mais j'ai bien senti que j'étais LA CANCRE de la cooking school, et quand la prof m'a proposé de faire le curry avec elle parce qu'il fallait faire des équipes de deux et que j'étais seule, comme les nuls en sport dont personne ne veut dans son équipe, j'ai bien senti qu'ELLE ME PRENAIT SOUS SON AILE parce que j'étais en difficulté... (je fais pareil avec mes neveux quand on joue au Puissance 4, je me mets dans l'équipe de celui qui a du mal)
Mais au final, ma soupe au lait de coco, mes padthai, mon curry et mon riz gluant avaient la même saveur que les autres... Seulement je n'ai fait que suivre des instructions !..
C'est la que ma Copine Chef m'a dit la phrase magique : "Mais Nuche, c'est ça la cuisine, c'est SUIVRE DES INSTRUCTIONS ! Il suffit d'essayer..."
Depuis ce déclic, j'ai décidé de parler autour de moi de ce complexe et de tout faire pour m'en sortir : j'adore manger, j'adore acheter des bons produits, pourquoi n'aimerais-je pas cuisiner ?
Du coup j'ai récemment acquis un four, un blender et un frigo-congélateur de ménagère.
Je vais faire des efforts, je le promets. Un jour moi aussi je ferai, comme les autres blogueuses, des seaux de cupcakes roses, des sushis, des carrés d'agneaux, des pâtes aux gambas.
Savez-vous cuisiner ? Vous pensez que ça se transmet de mère en fille ? Avez-vous des recettes simples pour commencer ? Avez-vous des complexes similaires (nul en bricolage / mécanique / foot pour un homme par exemple, nulle en tricot / gym / shopping pour une fille) ? Et il ne vous fait pas peur le cuistot de M6 avec son unique bras - j'ai toujours peur qu'il se coupe l'autre ? Une fille ne sachant pas cuisiner perd t-elle des points ? Un mec sachant cuisiner peut-il s'installer chez moi ?
Merci de vos témoignages et de votre aide.
Nuchenuche, cancre de la cuisine.
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Libellés : Nuchenuche galère, Nuchenuche lifestyle
jeudi 11 mars 2010
Nuchenuche a eu un coup de foudre
Ca vous est déjà arrivé d'avoir l'impression d'avoir enfin trouvé ce que vous cherchiez ?
Moi oui, récemment...
C'est après plusieurs déconvenues, de multiples déceptions et une déprime passagère que je L'ai enfin trouvé.
Avant cela, j'avais dû claquer pas mal de portes et me prendre des murs.
C'est après un énième départ, à l'aube de ma troisième décennie, que j'ai décidé qu'on ne m'y reprendrait plus. Puis au bout d'un moment, c'est monté en moi : je voulais enfin un engagement sur du long terme, j'étais prête.
Lorsque l'on a acquis cette certitude, elle reste ancrée en nous et ne nous lâche plus.
J'ai décidé de ne pas Le chercher spécialement, je pensais que ça ne serait qu'un des nombreux épisodes de ma vie, mais quand je L'ai vu, j'ai su.
J'ai su que c'était "ça", je ne me suis pas vraiment posé de questions.
Ô Il avait bien des défauts... Il n'était pas bien grand, pas parfaitement fait, mais Il avait un charme particulier, avec de grands yeux de ciel bleu, et c'est ce qui m'a touchée.
J'ai réalisé à ce moment que ce qui comptait ce n'était pas la taille, ou la perfection, mais ce qu'on ressentait... J'étais bien, et c'était l'essentiel.
J'en avais connu des plus beaux ou des plus chics, mais ils ne m'avaient pas fait cet effet-là. L'effet magique, celui qui fait qu'on ne doute plus.
J'ai dit "Je Le veux" et j'ai tout fait pour L'avoir, m'armant de patience et de lucidité, déployant tous mes charmes pour l'obtenir. Après quelques mois de lutte, j'ai enfin réussi.
Nous nous sommes unis pour la vie avec pour témoin l'Américaine, bienveillante.
En sortant, j'avais la tête qui tournait et je me sentais étrange, car j'avais commis un acte irréversible, l'acte d'une vie.
Maintenant, je suis bien dedans - parce que c'est moi qui suis dans Lui et pas l'inverse.
Nous allons vivre beaucoup d'aventures Lui et moi et pour le moment tout me paraît insurmontable. Mais au fur et à mesure, en Le relookant, cassant un mur par ci, posant des meubles par là, Il sera comme je l'imagine.
Mon amie l'Américaine, qui est une spécialiste de l'immobilier à Paris me rapportait ainsi les propos d'une cliente " En fait, le marché immobilier, c'est comme le marché des mecs entre 30 et 40 ans, il n'y a pas beaucoup de biens intéressants qui se libèrent et tout le monde se rue dessus ".
Ce qui est sûr c'est qu'en investissant dans la pierre toute seule, j'ai fabriqué une valeur sûre dans ma vie, contrairement à tout ce qui reste incertain.
Entre mon micro-appartement et moi, ce fut un coup de foudre.
Et vous, vous êtes amoureux de votre appart ? Vous avez un grand chez-vous (et un appartement dans votre chambre gnagnagna) ? Vous aimez votre quartier ? Vous vous êtes marié(e) avec votre Pierre ou c'est juste une petite aventure ?
Nuchenuche, propriétaire de son amour.
Sinon Simone elle a la life c'est pas mal aussi :
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Libellés : Nuchenuche lifestyle
mardi 9 mars 2010
Nuchenuche se fait des cheveux blancs à Bangkok
Quand on est en vacances, on ne met pas de maquillage, on porte le même tee-shirt tous les jours et on ne se coiffe pas.
Au bout de 15 jours, on est "wild" (soi à l'état sauvage).
C'est marrant, c'est le moment de rentrer à la ville.
Que faire pour dompter cette chevelure roots ?
Si je puis me permettre, ne faites pas comme moi, n'allez pas chez le coiffeur "chic" de Bangkok le dernier jour.
Effectivement, je me suis retrouvée avec une frange-bol très années 80 et je n'ai pas osé me détacher les cheveux pendant 15 jours, mais ce n'est pas le pire. Le pire c'est qu'il était français.
Coiffeur Français (content de parler français) : Alors vous êtes française ? Je vous fais quoi ?
Nuchenuche (humeur de vacances) : Oh, rien de très grave, coupez-moi juste les pointes, c'est la fin des vacances ils sont trop longs...
CF (aime parler français) : Très bien, juste les pointes, alors, vous avez fait quoi ?
Nuchenuche (îles, soleil, padthaï) : Oh bah des îles, du soleil, des padthaï... C'était magnifique...
CF (aime parler tout court) : Oui, quel booonheur la Thaïlande, je suis tombé amoureux de ce pays, ça fait quatre ans maintenant que je vis ici, je suis tellement HEUREUX ! (que ça déborde)
Nuchenuche (bonne composition) : Oh quelle chance ! (mais fais gaffe à mes cheveux)
CF (indiscret) : Vous vivez où sans indiscrètion ?
Nuchenuche (plus trop envie de parler) : Paris...
CF (besoin de s'exprimer) : Ah. Paris. Vous n'êtes pas trop déçue de rentrer ?
Nuchenuche (si) : Nooon je suis contente de rentrer à Paris. J'aime ma ville. Si si.
CF (blablabla coupe blablabla coupe) : Oh la la, je ne sais pas comment vous faites... Moi je suis retourné juste UNE SEMAINE à Paris en quatre ans, c'est vous dire... Non non, Paris n'est pas pour moi. Tout est SI COMPLIQUE, si TRISTE en France, et encore, moi je suis de Nice à la base... Vous êtes un peu sortie à Bangkok ?
Nuchenuche (...) : Non, mais vous voyez, je ne suis pas vraiment venue pour sortir, on sort assez à Paris... Je suis venue me reposer. (et pas entendre des choses négatives)
CF (COUPE COUPE COUPE) : Ah ça OUI vous devez être fatiguée, toujours travailler si dur pour un salaire de misère, ICI à Bangkok, avec ce que je gagne j'ai un NIVEAU DE VIE INCROYABLE, c'est ça qui est bien en Thaïlande. Vous n'imaginez pas la vie que vous pourriez avoir ici.
Nuchenuche (travaille dur) : ...
CF (COUPEPARLECOUPEPARLECOUPE) : Ici, imaginez... MA CHAMBRE FAIT 40m2 ! Ce n'est pas à Paris qu'on peur avoir ça ! J'ai un appartement de 120m2, j'ai décidé de faire (en toute modestie) UN APPARTEMENT DANS MA CHAMBRE. Ici, vous comprenez, je ne paie que 700€ de loyer ! A Paris, ce serait impossible... N'est-ce pas ?
Nuchenuche (appartement-chambre) : Ce n'est pas faux... Mais bon, Paris, c'est Paris... (Cherche des arguments) Le... Les... Les cafés ! Le cinéma !
CF (COUPERCOLLERCOUPERCOLLER) : Oh vous savez, nous avons tout ça ici ! (Na)
Nuchenuche (mauvaise foi incroyable) : Le Théâtre ! Le théâtre ça c'est...
CF (Coupe pas que les cheveux) : Mais nous avons ça ici aussi.
Nuchenuche (ne va jamais au théâtre) : Mais quand même, le théâtre à Paris c'est... formidable...
CF (uppercut) : Oui mais ici, à mon appartement, j'ai un SERVICE DE VOITURIER ET DE CONCIERGE comme dans un grand hôtel.
Nuchenuche (abandonne) : Oui, tout dépend de l'importance que l'on donne aux choses...
CF (content d'avoir gagné) : Et voilàààà c'est fini !
Nuchenuche (avise sa coupe et a envie de pleurer) : Ah oui c'est... (dégradé 97)
Résultat: Je suis ressortie brisée, ma bonne humeur gisait sur le sol avec mes cheveux, les îles ne faisaient plus effet. Pourquoi les coiffeurs racontent-ils leur vie ? Pourquoi n'écoutent-ils pas quand on leur dit "juste les pointes" ? Pourquoi je ne vais pas plus souvent au théâtre ?
Tant de questions restent sans réponses... Toutefois une conclusion finale : ne jamais aller chez un coiffeur inconnu, encore moins un français expatrié dans un pays chaud.
Sinon, j'ai décidé d'ouvrir un théâtre à Bangkok, afin d'avoir un service de VOITURIER (pour mon scoot) et UN APPART DANS MA CHAMBRE (mais moi mon appart EST UNE CHAMBRE).
Nuchenuche, Parisienne, ne sait pas pourquoi.
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Libellés : Nuchenuche culture, Nuchenuche fait son intéressante
jeudi 4 mars 2010
Nuchenuche découvre la conversation d'ascenseur
Saviez-vous que je travaille dans une grande entreprise, aux couloirs moquettés et aux machines à café huilées ? Nous possédons aussi 4 ascenseurs... Au début j'avais du mal, je suis un peu claustro, puis finalement j'ai bien compris ce qu'il fallait faire.
J'avoue que je ne suis pas encore bonne en conversation d'ascenseur, ce n'est jamais moi qui la lance et je ne sais pas encore l'entretenir.
Néanmoins, c'est bien serviable pour passer le temps... Voici mon Guide de la Conversation Insipide d'Ascenseur.
Le but de l'exercice
Ne pas rentrer dans le détail de sa vie intime. Surtout ne jamais parler de soi de manière précise afin de ne pas révéler de détail personnel sur sa vie privée.
Ainsi à éviter absolument :
- Je m'en suis pris une bonne au rhum hier, je suis défoncée, je sais pas comment je vais faire pour la réunion market.
- Je craque à mort sur le DAF.
- Ouais ça va, je suis sous Xanax mais on fait aller.
- Merci ça va, je viens d'avoir un entretien d'embauche, j'ai l'impression de m'être bien démerdée.
Les sujets de prédilection
Les sujets de la CIA doivent être neutres et communs à tout le monde. Voici le top 3 des sujets, attention il n'y en n'a pas beaucoup plus.
1. Le temps
Qu'avons-nous en commun à part ce ciel au dessus de la tête ?
Pour lancer la conversation - pour les téméraires :
- Et ben, on n'est pas gâtés avec ce froid...
- C'est incroyable cette neige !
- Ca s'est radoucit on dirait (+ regard grave)...
- Quel beau ciel bleu ! Mais quel froid, un véritable temps de ski (+ clin d'oeil) !
- Enfin le printemps est arrivé... On l'aura attendu cette année...
- Quelle chaleur... C'est trop là ! On n'est jamais contents n'est-ce pas ?
Pour continuer la conversation :
- Oui c'est sûr !
- Oh ça oui...
- Oui j'ai même sorti les pneus neige.
- On serait mieux à la plage (+ clin d'oeil) !
- Oui espérons que nous aurons un bel été, après un hiver si rude...
Attention ne pas déraper :
- Claiiiir ça caille sa race !
- Ouais mais le ski malheureusement pas cette année avec ce qu'on est payés !
- Ouais à la plage mais pas avec toi.
2. Les fêtes, les vacances, le lundi et le vendredi
Là c'est un véritable joker qui peut vous lancer une conversation en deux secondes.
Les accroches :
- Ca va ? Oui, comme un lundi !
- Ca va ? Oui, comme un vendredi !
- Ca va ? Oui, comme une veille de vacances !
- Ca va ? Oui, comme une veille de week-end prolongé !
- Ca va ? Oui, sauf qu'il faut faire les cadeaux de Noël !
Attention, terrain propice au dérapage :
En général la question suivante est : Et des choses de prévues ce week-end / pour les vacances / pour le 1er mai ?
Ne JAMAIS rentrer dans le détail du type :
- Ouais, je vais me la coller avec des potes.
- Ouais, je vais passer Noël avec ma tante à Marseille, à regarder des clips de Madonna.
- Ouais, je pars au Cap d'Agde faire du naturisme.
Toujours basculer sur le thème 1 :
- Ca dépend, j'espère qu'on aura le soleil avec nous !
- Peut être aura t-on droit à un noël blanc cette année !
- Oui s'il fait ce temps là, je reste au chaud !
3. Le trajet de la maison au travail
Attention très grand thème qui peut être dangereux...
- Quel temps, vous êtes en métro ?
- Quelle chaleur, vous êtes en métro ?
- C'est à cette heure là qu'on part ? Vous habitez loin ?
- Vous habitez chez vos parents ?
Là c'est parti pour quelques bonnes minutes :
- Ouais je prends la 2 puis je change à Répu, je prends la 5 jusqu'à Auster, et là en général je prends un bus jusque chez moi... et vous ?
Toujours laisser l'autre parler pour ne pas AVOUER qu'on pourrait prendre la même ligne de métro, afin de ne pas se taper la personne tout le trajet. Au pire se planquer quelques minutes en attendant qu'il parte. Si JAMAIS vous vous retrouvez dans les transports avec un collègue d'ascenseur, il va falloir parler de votre METIER, de vos PASSIONS, pire, de votre VIE PRIVEE.
En général, il vaut mieux avoir un scooter, ça sauve de tout, et ça lance un nouveau sujet de discussion.
Le plus dur est d'entretenir une CIA, personnellement, je n'en suis qu'au niveau 1, je pense qu'il y en a au moins 5.
Attention : Si jamais on se retrouve dans l'ascenseur en même temps que le DG, on serre les fesses, on dit bonjour, on se tient droit et ON NE PARLE PAS, mais on reste ouvert à la discussion qu'il pourrait lancer - souvent la météo.
Pouvez-vous apporter d'autres sujets, ou d'autres phrases qui pourraient me servir en CIA ? (Je vous remercie, je ne suis vraiment pas douée pour le moment.)
Devez-vous subir des CIA au travail, dans votre immeuble, en famille ou PIRE avec votre conjoint(e) ?
Sinon il fait beau aujourd'hui n'est-ce pas ? Il tarde à venir ce printemps... Mais du moment qu'on a le soleil (+ sourire complice).
Bonne journée,
Cordialement,
Nuchenuche, CIA niveau 1.
Rien à voir mais il y a de la choré de guedin :
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Libellés : Nuchenuche au bureau
mardi 2 mars 2010
Nuchenuche s'intéresse à "quelqu'un"
J'ai constaté un phénomène grandissant ces derniers temps. Le monde, à 30 ans, se divise en deux catégories, ceux qui y vont, et ceux qui n'y vont pas. Et je ne parle pas de la Thaïlande.
Tout a commencé par des discussions étranges avec mes amis
Copine : Bon bah je te laisse finir ton digestif faut que j'y aille...
Nuche (poire) : Ah bon mais où ?
Copine (mûre) : Ben... Je... euh... Je vais voir quelqu'un.
Nuche (armagnac) : Mais QUI ?
Copine (très mûre) : Ben Quelqu'un quoi... Je vais voir QUELQU'UN.
Nuche (...) : ...
Copine (...) : ... Je consulte quoi.
Nuche (absinthe) : Aaaaaaaah ! Tu vas voir "quelqu'un", ok.
Copine : Donc là il m'embrasse me regarde fixement et me dit "non mais je suis pas prêt tu vois, je me sens pas prêt à te rendre heureuse, mais tu es une fille tellement bien, l'engagement me fout une trouille viscérale".
Nuche : Mouais...
Copine : Je ne sais pas quoi penser de tout cela, surtout qu'on a quand même couché ensemble après.
Nuche : Ok, ok... Euh... Mais il va voir "quelqu'un" ?
Copine : Oui, heureusement, je lui ai demandé quand il a murmuré le prénom de sa mère au lieu du mien.
Nuche : Bon, s'il va voir "quelqu'un", ça va alors...
Puis une conclusion s'est imposée à moi
Nous sommes une génération désenchantée qui se touche la nouille.
Nos grands parents étaient occupés à faire la seconde guerre mondiale, et nos parents mai 68. Nous, qu'avons-nous pour nous occuper à part le chômage, la crise, et toutes les névroses non soignées héritées de ces derniers ?
Rien, et on nous dit qu'on a de la chance.
La nouvelle mode aussi c'est le bonheur.
Pour cela, on consomme vert, on fait du yoga, du sport, on arrête de fumer, et on va voir "quelqu'un".
Aujourd'hui, la plupart de mes amis vont voir "quelqu'un".
Si tu ne vas pas voir "quelqu'un", tu crains.
On ne veut jamais passer le pas
On se dit qu'on est plus fort que ça, qu'on peut s'en passer, que ce n'est qu'une mauvaise période. Finalement, un ami nous donne un numéro, qu'on garde des mois et des mois au fond d'un sac. Un jour d'angoisse, on appelle, on prend rendez-vous, et on a déjà l'impression d'aller mieux.
Le premier rendez-vous est une angoisse de plus
Parce qu'on fait comme si tout allait bien. On dit des trucs de ce genre : "j'ai des angoisses mais comme tout le monde", "je ne pense pas que j'ai vraiment besoin de venir", "Tous le monde a des coups de cafard, ça arrive".
Finalement on finit en larmes à chouiner comme une madeleine au coeur de beurre et on n'arrive plus à parler.
Finalement, on s'y fait
Et on utilise un surnom pour le "quelqu'un", parce que SURTOUT faut jamais dire le mot ni l'écrire. Ca deviendrait trop réel et tellement absurde.
Chaque "quelqu'un" a son surnom. La spy, la barbue, le P., moi c'était ma CDP, vraiment pas tendre avec un gros mot insultant à l'intérieur.
Chaque rendez-vous semble absurde ; on se demande pourquoi on fait ça, si on en a vraiment besoin, et la veille on se demande ce qu'on va bien pouvoir lui dire.
Au fil du temps, on structure mieux sa pensée et on sait ce qu'on va lui dire.
Mais ça reste parfois absurde
Nuche (tout va bien) : Bonjour... Je ne sais pas quoi vous dire aujourd'hui.
CDP (regard confiant) : Ce qui vous passe par la tête.
Nuche (vide intersidéral) : ...
CDP (regard confiant) : ........
Nuche (4ème dimension) : ........................
CDP (regard confiant) : ..............................
Nuche (cauchemar) : ...................................................................................
CDP (regard confiant) : ...........................................................................................
Nuche (angoissée) : Mais RIEN ne me passe par la tête on fait comment ?
CDP (regard confiant) : ........................................................................................... Vous n'aimez pas le silence ?
En fait, le truc c'est que les "quelqu'uns" posent toujours des petites questions perverses qui ne donnent pas de réponse mais vous font vous poser encore plus de questions. C'est la technique magique. Après tout ce qui a été dit travaille tout seul dans la tête tel un champ en jachère. Et les solutions s'imposent à nous d'elles-mêmes...
C'est un mariage pour le meilleur et le pire
Parfois on en bave trop, on y va à reculons, on sort en chouinant et on a une journée de travail derrière mais on y retourne chaque semaine, pour le meilleur et pour le pire.
Il ne faut jamais sauter un rendez-vous, car la punition c'est qu'il faut quand même le payer.
Il ne faut jamais disparaître d'un coup il faut ROMPRE proprement avec le P., et si on en trouve un qui nous convient mieux, il faut QUITTER le premier en étant honnête.
C'est un investissement physique et vestimentaire
On perd évidemment de l'argent mais :
- On évite des crises d'achats compulsifs compensatoires d'angoisses
- On a une meilleure santé morale DONC physique et on économise en cosmétiques
- On peut même ne plus avoir envie de fumer parce qu'on a compris pourquoi on fumait, ce qui fait économiser tous ces paquets de clopes
- Le temps passé dans cet endroit est du temps non passé dans un bar à raconter sa vie à des gens que l'on soûle
On évite de répandre la bonne parole
Les gens qui disent "tu devrais aller voir "quelqu'un"" sont souvent les gens qui ne vont pas voir "quelqu'un". Les gens qui vont "voir "quelqu'un"" savent qu'il n'y a rien de plus chiant que des âmes bien attentionnées qui conseillent de voir "quelqu'un".
Et vous, vous allez voir "quelqu'un" ?
Pensez-vous que nous soyons de pauvres êtres qui se touchent la nouille ?
Est-ce un phénomène typiquement "parisiens trentenaires" ?
En tous cas je recommande cet investissement, qui peut être de courte durée et très rentable.
Si "quelqu'un"n'a pas compris de quoi je parlais, qu'il se manifeste ou se taise à jamais.
Nuchenuche et sa CDP.
Vous avez de la chance, vous évitez une chanson dépressive de Benjamin Biolay. Le titre de celle-ci est adapté et ça fait du bien par où ça passe...
Publié par
Nuchenuche
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Libellés : Nuchenuche galère, Nuchenuche lifestyle




